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Le système financier se retrouve aujourd'hui dans un état de délabrement que l'on avait plus observé depuis presque 1 siècle. Les responsables tant opérationnels que législatifs ont donc complètement échoué dans la préservation de ce système. Leur responsabilité est d'autant plus grande que ce dernier est vital pour l'ensemble de la société.

Les "profanes" doivent donc s'intéresser à la question en devenant eux-mêmes compétents. Deux tendances se dégagent parmi ceux qui possèdent une expertise sur la finance :
- les orthodoxes dont les théories dominantes sont enseignées dans toutes les écoles de la planète
- les non orthodoxes qui ont déterminé par l'observation et l'analyse leurs propres hypothèses sur le fonctionnement de la finance

De plus, comme rien, n'est simple, il n'y a pas de consensus même parmi les représentants de l'une des 2 tendances !

En particulier le mystère de la création monétaire est un sujet non trivial qui fait l'objet de controverses sans fin.
Ce dernier est lié comme on va le voir au domaine des prêts et des dettes associées qui ont proliféré sans limites depuis environ 20 ans.

Avant d'évoquer la création monétaire, il faut tenter de savoir ce que l'on entend au sujet du concept de monnaie, c'est en effet la première question sur laquelle il n'existe pas de consensus.

A. LE CONCEPT DE MONNAIE
La définition originelle fut comme pour beaucoup de sujet établie par les Grecs de l'antiquité. C'est Aristote qui proposa la définition de la monnaie qui reste valable de nos jours [1].
Selon Aristote, la monnaie est définie par trois fonctions :
1. Unité de compte
2. Intermédiaire des échanges
3. Réserve de valeur

La monnaie est une unité de compte car un bien ou un service peut être exprimé en nombre d'unités de monnaie (1 kg de tomates vaut 3€).
Elle est un intermédiaire des échanges car elle permet d'être échangée contre tout ce qui est à vendre (avec des €, je peux aussi bien acheter des tomates qu'un ticket pour un concert d'AC/DC).
La notion de réserve de valeur indique que la monnaie garde sa valeur dans le temps, hors inflation (je peux acheter mon kg de tomates aujourd'hui ou bien dans un mois avec mes 3€).

La quantité de monnaie nécessaire à une zone économique est liée à l'ensemble des richesses échangeables dans cette zone à un instant donné.
Chaque richesse de cette zone possède alors un équivalent en valeur monnaie : le prix.

Les différents types de monnaie
Dans le système actuel, la monnaie se présente sous 2 formes :
1. Fiduciaire : billets et pièces (du latin fides, la confiance)
2. Scripturale : sous forme de jeux d'écritures bancaires

Pour la monnaie fiduciaire, il n'y a pas d’ambiguïté, le consensus est à peu près universel sur le fait qu'un billet de 100 € représente bien de la monnaie.
Une banque commerciale reçoit des dépôts et effectue des prêts, dans les 2 cas la banque effectue une opération par un jeu d'écriture à son bilan.
Dès l'énoncé de ce concept de base, les controverses commencent...

Les dépôts bancaires sont ils tous de la monnaie ?
Pour les orthodoxes, la réponse est triviale : tous les dépôts bancaires sont de la monnaie [2][3], les non orthodoxes par contre estiment que ce n'est pas le cas [4][9].
Lorsqu'une banque reçoit un dépôt, alors ce dépôt devient sa propriété associé à une dette de la banque envers le déposant.
Ce déposant peut alors régler un fournisseur à l'aide de cette dette de banque grâce à un virement ou à un chèque.
Les orthodoxes admettent alors comme une évidence que cette dette de banque est bien de la monnaie car elle semble répondre aux 3 critères Aristotéliciens.

Les crédits font les dépôts
Lorsqu'une banque émet un prêt bancaire (actif de la banque), alors il y a mise à disposition du montant correspondant à l'emprunteur (passif de la banque).

=> Interprétation 1
Lorsque la banque effectue un prêt, les orthodoxes pensent que ce dernier est indépendant des dépôts existants et donc qu'elle crée de la monnaie en échange d'une dette : les crédits font les dépôts.

=> Interprétation 2
D'autres (Jorion [4], Creutz [9],...) pensent différemment, à savoir que la banque ne prête que des montants qu'elle possède déjà dans ses actifs.
Cependant les sommes prêtées se retrouvent dans un premier temps en dépôt et peuvent donc être prêtées à nouveau vérifiant également l'adage précédent.
Ces questions seront développées plus bas.

Voyons d'abord les dangers d'une trop forte création monétaire.

Théorie quantitative de la monnaie
La théorie quantitative de la monnaie est une théorie économique fondée sur la relation de causalité entre la quantité de monnaie en circulation et le niveau général des prix.
Il semble que le précurseur dans ce domaine soit Martín d'Azpilcueta qui établit un lien entre l'arrivée de métaux précieux des Amériques au 16e siècle et une inflation qui en a découlé en Europe.
D’autres économistes célèbres ont développé cette théorie comme David Ricardo au 19e siècle.

En gros, cette idée est basée sur le fait qu'il y a un lien entre les richesses produites et la vitesse de circulation de la monnaie.

(Quantité de monnaie) x (Vitesse de circulation) = (Production) x (Prix)

D'après cette formule, une augmentation de la quantité de monnaie en circulation provoque une augmentation des prix à production et vitesse de circulation constantes.

A l'expérience, cette théorie s'est avérée exacte...dans des cas simples !
En effet, lorsque toute la monnaie créée est immédiatement utilisée dans une zone économique, alors on constate une apparition d'inflation et dans un cas extrême d'hyperinflation.

L'hyperinflation est la grande peur des économistes de tous bords !

Cependant, le système actuel étant très complexe, une création monétaire n'aura pas forcément d'effets visibles car cette monnaie ne sera pas obligatoirement utilisée partout et immédiatement.

Et enfin, la création monétaire n'est pas la seule cause génératrice d'inflation, le plein emploi mesuré via l'indicateur NAIRU en est une autre [5], mais c'est un autre sujet !

La création monétaire
En première approche, s'il y a augmentation de la richesse, alors il doit y avoir création monétaire associée pour faciliter les échanges de cette richesse.
Le système monétaire étant devenu très complexe et très entrelacé, aucun modèle prévisionnel n'est capable de déterminer un seuil de risque à la création monétaire, sachant qu'il y a déjà ambiguïté sur ce qui rentre ou pas dans la définition de la monnaie.
De plus, les effets d'une création monétaire dépendent de l'usage qui est fait de cette monnaie, en effet si elle n'est pas utilisée dans une certaine sphère comme l'économie courante, il n'y a pas de raison qu'elle induise des effets néfastes.

La destruction de la monnaie
Un élément fondamental est à noter, si une institution effectue des prêts massifs de monnaie par création de cette dernière, alors cette monnaie sera détruite lors du remboursement.
Au final, il n'y aurait eu un afflux de nouvelle monnaie que durant un temps limité.
C'est d'ailleurs l'un des rôles d'une banque centrale de faire des prêts courts termes aux banques commerciales par création de monnaie centrale.

B. QUI A LE DROIT DE CRÉER DE LA MONNAIE ?
Le système bancaire européen est constitué de 2 types de banques dont les statuts sont différents :
- les banques commerciales
- les banques centrales (BC Européenne et BC nationales)

La Banque Centrale Européenne (BCE) possède dans ses statuts le pouvoir légal de créer de la monnaie, il n'est par contre écrit nulle part que les banques commerciales possèdent également ce pouvoir.
La grande question est donc de déterminer si les banques commerciales effectuent ou non de la création monétaire.

Les banques commerciales
Les principales fonctions d'une banque commerciale sont les suivantes :
- collecte des dépôts clients (particuliers et entreprises)
- assurer les virements et autres retraits de liquidités demandés
- prêts sur demande à la clientèle
- gestion de l'épargne

La question qui divise est de savoir s'il y a un lien direct entre les prêts et les dépôts.

Vision orthodoxe
Dans tous les cours d'université sur la finance, il est expliqué que les prêts font les dépôts.
Cela signifie qu'une banque peut prêter des montants presque illimités (*) à l'aide d'un simple jeu d'écriture à son bilan :
. ACTIF = dette du client à la banque, montant M
. PASSIF = création monétaire du montant M, dette de la banque au client
Le passif de cette transaction se retrouve donc sous forme de dépôt d'un montant M sur le compte du client emprunteur (Actif du client).

(*) A la limite technique près des ratios de fonds propres obligatoires dans le bilan des banques (4 à 8%) et des 1% de réserves fractionnaires (également obligatoires) à la banque centrale.

Vision non orthodoxe
D'après Paul Jorion [4] et Helmut Kreuz [9], une banque commerciale ne peut faire un prêt que s'il correspond une somme déposée dans cette même banque ou emprunté à une autre banque, on dit qu'il y a "conservation des quantités" monétaires.
L'illusion que d'autres défendent, à savoir que les mêmes sommes sont utilisées plusieurs fois par "recopies monétaires" est fausse.
Les prêts se font en cascade à partir d'une masse monétaire existante.

Si par exemple je dépose 1000 € sur un compte courant, la banque peut sur cette somme prêter 900 € à un tiers et placer 100 € à la banque centrale sous la forme de réserve obligataire (vision simplifiée car c'est de la monnaie centrale).
Si le tiers est à la même banque que moi, alors il peut déposer ces 900 € sur un autre compte courant.
En apparence, on se retrouve avec 1900 € déposés à la banque, cependant, la masse monétaire reste bien de 1000 € car je ne possède plus les 1000 € de mon compte, ces derniers se sont transformés en reconnaissance de dette de la part de la banque, or une reconnaissance de dette n'est pas tout à fait de la monnaie, même si on le laisse entendre ! [4]

Cette illusion fonctionne tant que je règle mes dépenses à l'aide d'un chèque ou d'un virement, en fait je ne fais que transférer à mon fournisseur une reconnaissance de dette de la banque.

Le risque de "bank run"
Un bank run est un contexte où la plupart des clients d'une banque se présentent au guichet pour récupérer leur argent sous forme de billets (fiduciaire).
La banque est alors incapable de rendre tout l'argent des comptes courants, car une grande partie de ce dernier a été prêté avec intérêts, il faudrait donc détricoter instantanément tous les prêts en cascades effectués avec l'argent déposé.
De plus, la quantité de monnaie fiduciaire (billets et pièces) ne suffirait pas à répondre à une telle demande. Cette monnaie fiduciaire représente environ 15% de la masse monétaire en circulation (*), le reste est de la monnaie dite scripturale (jeux d'écritures).

Le système ne fonctionne donc que tant que ses utilisateurs lui font confiance, un bank run correspond donc à la perte de cette dernière.

(*) Si tant est que l'on soit capable de l'évaluer !

Les Banques Centrales
Une banque centrale est une institution qui est chargée par un ou plusieurs états d'appliquer les objectifs monétaires décidés par ces mêmes états.
Par exemple, pour la zone Euro, la Banque Centrale Européenne (BCE) est chargée d'appliquer la politique monétaire pour l'Euro (€).
Les rôles de la BCE sont les suivants :
- définition des orientations monétaires de la zone Euro
- mise en œuvre de ces orientations
- émission de monnaie
- virements interbancaires
- ...

Émission de monnaie
En particulier, la BCE est chargée d'émettre de la monnaie fiduciaire (Billets et pièces) et de la monnaie scripturale dite "centrale" (*).
Cette monnaie centrale est différente de la monnaie présente dans les banques commerciale qui est dite monnaie secondaire.
Cette monnaie secondaire est celle que chacun possède sur ses comptes courants (**).

Une limitation fondamentale est à noter, la BCE et les BC nationales ont pour interdiction de prêter directement aux états (Article 123 du traité de Lisbonne) [6].
Cette interdiction a pour but d'éviter le risque d'inflation lié à un trop important afflux de nouvelle monnaie dans l'économie, mais elle a également pour conséquence une charge de la dette des états qui est devenue aujourd'hui insupportable et qui s'autoalimente [6].

(*) En fait la BCE sous-traite l'émission de monnaie fiduciaire aux banques centrales nationales.

(**) Cette appellation "monnaie secondaire" qui ne représente en réalité que des reconnaissances de dettes est à prendre avec les réserves précédentes

C. MONNAIE CENTRALE ET MONNAIE SECONDAIRE
Un client de banque commerciale peut être un particulier, un commerçant, une entreprise, etc..
Lorsque 2 clients veulent effectuer un virement bancaire entre eux, différents cas de figure peuvent se présenter.

Les différents cas de virements bancaires
. Cas 1 : clients dans la même banque
. Cas 2 : clients de banques différentes du même pays
. Cas 3 : clients de banques différentes de pays différents

Cas 1 : même banque
Lorsqu'un particulier effectue un virement vers un autre particulier qui est dans la même banque (banque A), alors la banque A n'a qu'à effectuer un virement interne, c'est une reconnaissance de dette de la banque qui change de main.
Il n'y a transfert que de monnaie scripturale dite secondaire.
C'est le cas le plus simple.

Cas 2 : banques différentes du même pays
Si un virement doit avoir lieu d'un compte d'une banque A vers un compte d'une banque B, alors il faudrait par exemple que les banques s'échangent chaque soir des valises de billets (ou plus généralement de valeurs) !
En réalité, chaque banque possède un compte spécial à la BCE un peu comme un compte courant "spécial banque", mais ce compte est libellé en "monnaie centrale" : compte BC (Banque Centrale).
C'est au niveau de la banque centrale que le virement a lieu du "compte BC de A" vers le "compte BC de B".
La contrainte fondamentale est qu'il est impossible de faire un virement de monnaie secondaire vers la BC [7] ni l'inverse.
La monnaie centrale sert donc principalement à gérer les virements interbancaires.

Cas 3 : banques différentes de pays différents
. Dans le cas où les 2 banques sont dans 2 pays différents de la zone Euro, le principe est identique au cas 2, à la différence près qu'il existe un système de suivi détaillé de ces échanges appelé TARGET 2 [8].
. Dans le dernier cas où les banques appartiennent à des pays de zones monétaires différentes (ex : Euro et Dollar), les banques centrales procèdent par achats de devises de la zone d'en face.

Les fuites entre les 2 types de monnaie
Il y a presque étanchéité complète entre les 2 types de monnaie qui n'ont pas vocation à se mélanger, cependant, il existe plusieurs possibilités de "fuites" réciproques [7] :
. Fuites en billets
. Obligations d'état
. Circuit du trésor public

Fuites en billets
Une banque a besoin de monnaie fiduciaire pour ses clients (ex : DAB), elle peut donc échanger à la banque centrale de la monnaie centrale contre des billets de banque. Ces billets se retrouvent donc naturellement dans le circuit secondaire.
Les montants correspondants sont relativement faibles en proportion des masses monétaires en circulation car on ne peut échanger des milliards pas ce biais !

Circuit du trésor public
L'état est la seule entité économique qui pour des raisons historiques est gérée par sa banque centrale, c'est le seul vrai client de cette dernière.
Le trésor public possède son compte à la banque centrale nationale qui utilise donc exclusivement de la monnaie centrale.
Les recettes de l'état (impôts) lui sont versées en monnaie secondaire, cette dernière est alors transformée en monnaie centrale par la banque centrale nationale.
Puis comme l'état dépenses en général toutes ses recettes (!), la transformation inverse a lieu, équilibrant à peu près ce circuit.
La "a peu près" se traduisant par le déficit "éventuel" de l'état !
Ledit déficit étant couvert par les emprunts d'état sous forme de bons du trésor ou d'obligations d'état...

Obligations d'état
D'une manière générale, les obligations d'états sont achetées par les fonds spécialisés qui placent ainsi l'épargne de leurs clients.
Une banque commerciale a également le droit d'acheter des obligations d'état avec de la monnaie centrale, mais ce n'est pas sa vocation.
Ces obligations sont alors utilisées dans le cadre du budget de l'état pour le règlement de ses factures vers le système économique, donc sous forme de monnaie secondaire qui a été convertie par la banque centrale.
Il y a alors conversion de monnaie centrale en monnaie secondaire.

Liquidités
La liquidité correspond à de l'argent immédiatement disponible.
Lorsqu'une banque en manque de liquidités effectue un emprunt à une autre banque, le mécanisme revient de la même manière à un virement de monnaie centrale effectué par la banque centrale (BC) entre les comptes BC des 2 banques commerciales.
Lorsqu'une banque commerciale se voit refuser un prêt pas ses consœurs, alors elle n'a d'autre choix que de se tourner vers la banque centrale.
C'est l'une des fonctions de la banque centrale (BC) d'effectuer des prêts de liquidités (moyennant contreparties) aux banques qui lui font appel.
Ces prêts permettent alors à ces banques (éventuellement mal en point) de régler ce qu'elles doivent aux autres banques, elles ont emprunté de la monnaie centrale à la BC au lieu d'emprunter à leurs consœurs.
Il y a bien dans ce cas création de nouvelle monnaie centrale qui sera en principe détruite lors du remboursement (s'il a lieu !).

Lorsque les banques ne se font plus confiance
Lorsque de très nombreuses banques ne se font plus confiance, alors elles ne se prêtent plus entres elles : c'est une crise de liquidité.
Si elles ne se font plus confiance c'est parce qu'elles sont en très mauvaises santé à cause des actifs dits pourris qui sont présents dans leurs bilans, les premiers actifs de ce type sont issus de la première crise de 2007 liées aux prêts subprimes qui se sont écroulés avec l'immobilier US.
Si une banque en bonne santé prête à une banque gavée d'actifs pourris, alors le remboursement risque de ne jamais avoir lieu.

De nombreuses banques sont donc en faillite virtuelle mais ce phénomène est masqué par des opérations de colmatage de la banque centrale (ex : LTRO) qui évitent l'effondrement du système.

Les masses monétaires M0 à M3
Le système financier a définit différentes masses monétaires (M0, M1, M2, M3) qui permettent de définir un référentiel commun.

Masses monétaires

M0 = billets, pièces + la monnaie centrale des banques commerciales
M1 = billets, pièces + dépôts à vue
M2 = M1 + dépôts à terme
M3 = M2 + titres long termes

La logique de cette classification est liée à la liquidité des masses monétaires. Plus l'indice i (Mi) est élevé, moins l'argent est facilement mobilisable (moins il est liquide).

C. CONCLUSION
En synthèse, il existe 2 types de monnaie :
- la monnaie centrale scripturale et fiduciaire
- la "monnaie" secondaire scripturale uniquement

La monnaie centrale émise par la banque centrale est subdivisée en 2 catégories :
- monnaie scripturale (jeu d'écritures) qui sert principalement aux virements interbancaires dans la zone Euro
- monnaie fiduciaire (fides/confiance) sous la forme de billets de banque

La monnaie secondaire est présente sur les comptes courants (Dépôts A Vue) des particuliers.
Elle correspond à des reconnaissances de dettes émises par les banques commerciales et induit des querelles d'écoles sur le fait qu'il s'agisse de monnaie créée ex-nihilo ou pas.

Il y a en théorie étanchéité entre les circuits correspondant à ces 2 types de monnaie, il existe cependant des possibilités de fuites entre ces derniers à travers la monnaie fiduciaire et le trésor public des états.

La monnaie centrale est utilisée par les banques commerciales afin qu'elles effectuent leurs virements interbancaires.
Si une banque commerciale est en manque de monnaie centrale pour effectuer ses règlements, alors elle tentera de faire un emprunt de cette dernière sur le marché interbancaire.
Si le marché refuse de lui prêter, elle n'aura d'autre possibilité que de demander l'aide de la banque centrale qui lui accordera elle même le prêt nécessaire à la poursuite de son activité.

Liens :
[1] Lexique BNS - M
[2] La monnaie banque centrale 2/3 - Les-Crises.fr
[3] Création monétaire centrale - Alain Grandjean
[4] "L'argent mode d'emploi" Paul Jorion
[5] Le NAIRU ou pourquoi le chômage ne baissera jamais
[6] Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance
[7] La monnaie banque centrale 3/3 - Les-Crises.fr
[8] Les soldes TARGET2 - Les-Crises.fr
[9] "The Money Syndrome" Helmut Creutz