• Le capitalisme dérégulé expliqué aux sans dents

    Article en PDF : Le capitalisme dérégulé expliqué aux sans dents

    Hollande sans dents

    La majeure partie de la population ne possède aucune connaissance de base dans le domaine de l'économie. Les élites au pouvoir, uniquement préoccupées d'objectifs électoraux, surfent avec un grand mépris sur cette ignorance pour manipuler les cerveaux et les bulletins de vote.
    Afin de lutter contre la pensée dominante, il est nécessaire de mettre en évidence les véritables enjeux du système capitaliste, ses mécanismes fondamentaux ainsi que les effets de sa dérégulation.

    LES BASES DU SYSTEME CAPITALISTE

    Le capitalisme est un système économique basé sur la propriété privée des moyens de production, ces moyens sont centrés sur la notion d'entreprise.

    Au sein de l'entreprise, 3 acteurs interviennent :
    - l'actionnaire (qui possède le capital)
    - le chef d'entreprise (qui fait fonctionner cette dernière)
    - le salarié (qui crée la valeur ajoutée de l'entreprise)

    Un 4ième acteur pourrait être ajouté à cette liste, le robot ou le logiciel qui crée de la valeur mais qui détruit également des emplois humains. Il fait partie intégrante du capital mais se pose la question de savoir à qui devrait profiter la valeur créée par ce dernier.

    Répartition ou concentration des richesses ?

    L'éternelle problématique du système capitaliste a toujours été de déterminer la répartition des richesses produites.
    Comment cette répartition se décide t'elle ?
    La répartition des richesses est tout simplement le résultat des rapports de force entre les 3 acteurs (Jorion), ces derniers étaient autrefois appelés "classes".
    Ce processus sera analysé en détail plus loin.

    En fonction des époques, les rapports de forces ont parfois été du coté salariés mais la plupart du temps, ils ont été favorables aux actionnaires. C'est d'ailleurs la situation actuelle.

    Dans tous les cas de figure, le capitalisme a tendance à induire plus ou moins rapidement un phénomène de concentration des richesses.

    Cette dernière résulte de plusieurs mécanismes :
    - propriété privée
    - aliénation du travail
    - héritage
    - prêts de capitaux avec intérêts
    - spéculation
    - etc.

    La notion de concentration des richesses n'est pas un concept abstrait, il s'agit bien d'une faible minorité de personnes physiques qui possèdent à eux seuls une proportion importante des richesses, en général sous la forme de capitaux.
    Cette minorité est donc une sorte de caste qui domine le reste de la population.
    A titre d'exemple, il est considéré à l'heure actuelle qu'environ 1% de la population mondiale possède à elle seule près de la moitié des richesses de la planète.

    Pour le cas français, un premier élément à noter concerne le contexte de la seconde guerre mondiale. A l'époque, les grandes entreprises nationales ont largement collaboré avec l'occupant nazi; à la fin du conflit, elles devaient en conséquence se faire oublier.
    C'est pourquoi le programme du CNR (*) qui mit en place une redistribution sociale pour toute la population a été mis en œuvre sans résistance (si l'on peut dire !).
    Durant une quarantaine d'années, le système capitaliste a donc été régulé par l'état, limitant ainsi en France le syndrome de concentration des richesses.
    Il s'agit du modèle de capitalisme d'état à la française.

    Dans le modèle anglo-saxon dérégulé depuis les années Reagan-Thatcher, la concentration des richesses a atteint en une vingtaine d'années un niveau à peine croyable (voir graphique ci-dessous).

    06-repartition-patrimoine-france-usa
    Inégalités de patrimoine France et USA (Source).

    (*) Conseil National de la Résistance

    L'état seul peut corriger les déséquilibres

    N'en déplaise aux libertariens tels Von Mises ou Hayek de l'école autrichienne et autres Milton Friedman, le concept de main invisible ou d'autorégulation du marché qui préserverait les intérêts de toutes les parties est une chimère largement démontrée par l'expérience.
    En conséquence, nonobstant les rapports de force déjà cités, pour compenser le phénomène de concentration et introduire de la justice dans le système, la seule solution passe par une intervention de l'état.

    Le modèle démocratique est basé sur le suffrage universel, l'ensemble des citoyens d'une nation élit ses représentants par le vote. Ces derniers ont pour mission première -c'est un truisme- de défendre les intérêts des électeurs.

    Les exigences légitimes de la population sont à minima basées sur un partage de la richesse pour permettre à chacun d'avoir une vie décente (nourriture, toit, santé).

    Dans un capitalisme régulé, une redistribution efficace vers la population est alors effectuée à travers les prélèvements sociaux, les impôts étant quant à eux plutôt réservés au fonctionnement de l'état.

    La démocratie est l'ennemie du capitalisme

    Il apparait donc d'une manière évidente que la démocratie est incompatible avec les intérêts de la minorité qui possède les capitaux. En effet, la redistribution sociale se fait au détriment de cette minorité.
    Cette dernière n'est bien entendu jamais restée inactive, elle a en effet pris des mesures sur le long terme afin d'imposer la défense de ses intérêts aux décideurs politiques.
    Cependant, dans les démocraties, ces décideurs sont élus par le peuple.
    On peut citer à nouveau l'un des chantres de l'école autrichienne ultra-libérale d'extrême droite, Friedrich Hayek, qui déclara qu'une dictature de type Pinochet est préférable à la démocratie si elle est associée à un régime économique ultra-libéral.

    Pour la minorité qui possède la plus grande partie des capitaux, la question est donc, dans les démocraties, de déterminer les moyens pour inciter les populations à voter contre leurs propres intérêts.
    L'objectif de cette minorité étant de contrôler le pouvoir, il s'agit donc d'une oligarchie.

    L'oligarchie a mis en œuvre plusieurs stratégies pour atteindre ses objectifs :
    - financement des campagnes électorales et corruption
    - jeu de chaises musicales entre public et privé
    - contrôle des médias de masse
    - culture de l'individualisme
    - indice NAIRU
    - immigration de travailleurs pauvres
    - mondialisation

    LA PRISE DE CONTROLE PAR L'OLIGARCHIE

    Financement des campagnes électorales et autres conflits d'intérêts

    Grâce à ses moyens financiers quasi illimités, l'oligarchie favorise le financement des campagnes de ceux qui défendront ses intérêts après leur élection.

    La corruption est également un moyen d'influence très efficace, même si le problème est assez peu médiatisé en France.

    Une autre procédure consiste à réaliser un jeu de chaises musicales en termes d'emplois public/privé.
    Un responsable élu par le peuple n'a qu'une durée de mandat limitée. Pour "assouplir" la position politique de tel ou tel décideur public, il est possible de faire miroiter à ce dernier un futur emploi grassement rémunéré dans le privé.

    Lors des campagnes électorales, une conséquence qui s'est exacerbée depuis une quinzaine d'années finit par devenir visible.
    En effet, lorsqu'un candidat prétend à des responsabilités dirigeantes à haut niveau, ce dernier est obligé de faire des promesses à ses électeurs pour se faire élire.
    Ces promesses ne peuvent bien entendu pas être tenues. Lorsque le candidat arrive au pouvoir, une politique inverse aux engagements est alors appliquée.
    Il s'agit d'une preuve empirique supplémentaire qui démontre que les intérêts de l'oligarchie et ceux de la population sont incompatibles.

    Quelques exemples :
    "Si je suis élu Président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes" (N. Sarkozy - 2007)
    -> résultat : en 2012, les golden parachutes existent toujours !

    "Mon ennemi, c'est la finance" (F. Hollande - 2012)
    -> Résultat : après 2 ans de mandat, aucune mesure de régulation à part une réforme bidon qui filialise 0.5% (!) des activités spéculatives des banques.

    Pour masquer ces tromperies, le système tente d'appliquer le principe d'une information qui chasse l'autre afin de faire oublier les engagements initiaux.

    Rachat des médias de masse par l'oligarchie

    La plus grande partie de la population est non politisée et ne comprend pas les mécanismes de base de l'économie.
    En conséquence, les études montrent qu'en général, les peuples votent pour ceux qui sont le plus représentés en volume et en durées d'antenne dans les médias mainstream (*).

    L'oligarchie a très bien compris que celui qui possède les médias contrôle les cerveaux ! Elle a donc pris des participations majoritaires dans les médias, une poignée de gros actionnaires concentre la plus grande partie de ces derniers.
    Elle peut ainsi influencer fortement les choix des électeurs à son propre avantage grâce aux techniques classiques de manipulations des masses, répétitions des mêmes discours, débats entre intervenants dont l'opinion ne diverge que sur des points de détail, etc...

    (*) Cette manipulation ne fonctionne cependant pas dans 100% des cas comme le montre l'exemple du référendum de 2005 sur la ratification de la constitution européenne.

    La culture de l'individualisme

    On peut se demander comment une petite minorité peut dicter sa volonté à la plus grande masse qui devrait à l'inverse s'imposer grâce à la force du nombre.
    Dans le passé, la classe dominée avait réussi à s'unir et obtenir ainsi un partage plus équitable des richesses par basculement du rapport de force.

    Deux facteurs ont cependant brisé cet élan :
    . la chute du régime d'Union Soviétique qui fut instrumentalisée pour démontrer que le capitalisme libéral n'a pas d'alternative viable
    . la culture anglo-saxonne de l'individualisme, relayée en particulier dans l'enseignement supérieur et présente ad nauseam dans les médias

    L'indice NAIRU ou le maintient d'un taux de chômage minimum

    Lors de certaines périodes de forte croissance, le sort de la population (salariés) peut s'améliorer, il s'agit de périodes de plein emploi.
    Le salarié est alors en position de force par rapport à l'entreprise et il arrive à négocier une compensation financière significative pour la valeur ajoutée qu'il fournit à cette dernière.

    Cette situation étant insupportable pour l'oligarchie, elle a découvert l'indice NAIRU (*) pour reprendre l'avantage et capter à son profit la plus grande partie de la valeur ajoutée par les salariés de l'entreprise.

    Qu'est ce que le NAIRU ?

    Il s'agit d'une corrélation fondamentale découverte entre un taux d'inflation bas et un taux de chômage élevé.

    L'idée est donc de maintenir l'inflation la plus basse possible afin de conserver un taux de chômage minimum.
    Le salarié se retrouvera donc en position d'infériorité lors des négociations concernant le partage des gains, explication ici.
    En effet, il existe souvent un chômeur à la porte, moins exigeant, prêt à prendre la place du salarié récalcitrant.

    Le second avantage d'un taux d'inflation bas concerne la conservation du capital. En effet, une inflation élevée érode ce dernier (la fameuse euthanasie des rentiers).

    L'immigration massive de populations pauvres a ensuite complété ce dispositif.

    (*) Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment

    L'immigration de travailleurs pauvres

    En France, la dernière occurrence d'immigration massive de populations non qualifiées fut décidée au début des années 1970 sous l'influence du patronat.
    Karl Marx avait déjà commencé à théoriser dès le 19e siècle l'influence d'un chômage de masse sur une tendance à la baisse des salaires, il s'agit de la fameuse notion d'"armée de réserve du capitalisme".

    Dans une première phase, l'arrivée d'immigrés bien moins gourmands en terme de salaires fait pression à la baisse sur ces derniers.

    La seconde phase a lieu lorsque le plein emploi est atteint, il suffit de poursuivre l'immigration massive pour cette fois augmenter artificiellement le chômage.
    On tombe alors dans le processus de l'indice NAIRU qui arrive à contenir les salaires et l'inflation.

    L'immigration des années 70 fut par ailleurs un échec partiel en terme d'intégration (*). De nombreuses données sociologiques en témoignent et la preuve ultime en fut donnée avec les attentats endogènes du 07 janvier dernier.

    (*) Ce sont les gouvernements Pompidou et Giscard qui ont décidé de l'immigration massive des années 70. Ils auraient pu résumer la situation en déclarant : "L'immigration est notre décision et l'intégration des immigrés est votre problème".

    La mondialisation, l'estocade aux salariés et aux états

    La mondialisation fut une autre invention qui en est à sa seconde tentative. La première mondialisation, lancée à la fin du 19e siècle sous hégémonie britannique -la grande puissance maritime de l'époque- s'est soldée par la crise de 1929 et 2 guerres mondiales.

    La mondialisation actuelle (v2.0) a permis :
    - de positionner en concurrence les salariés au niveau mondial et donc de niveler les salaires vers le bas
    - de mettre les bénéfices à l'abri des impôts dans les pays laxistes appelés aussi paradis fiscaux
    - de menacer les états de délocalisations supplémentaires en cas de prises de mesures défavorables aux multinationales

    Elle eu pour conséquences :
    - la baisse des revenus des états
    - la baisse des salaires dans les pays développés

    Et en corolaire :
    - l'augmentation des déficits et de l'endettement des états
    - une accélération de la concentration des richesses par les actionnaires

    -> L'évasion fiscale des multinationales est la cause majeure des déficits publics, voir cet article ici.

    Les actionnaires ont thésaurisé des surplus pharaoniques en grande partie grâce à l'évasion fiscale. Mise à part la spéculation, que pouvaient-ils faire de toutes ces richesses ?

    Une solution très élégante fut de prêter ces surplus aux états pour financer leurs déficits !

    Ensuite, conséquence remarquable, les contribuables paient une dime à la finance pour rémunérer les intérêts de la dette de l'état.

    -> Rappelons à ce sujet qu'en France, l'intégralité de l'impôt sur le revenu sert à payer les intérêts de la dette. Vos impôts vont donc directement dans la poche de la grande finance...

    La finance, dans sa grande sollicitude, ne manque pas de donner des conseils aux états en leur recommandant de diminuer leurs dépenses ! Dit autrement, la redistribution doit cesser...
    Elle oublie cependant, entre autres, de mentionner que les cadeaux fiscaux faits aux entreprises depuis plus de 20 ans n'ont créé aucun emploi mais qu'ils ont par contre arithmétiquement fait baisser les revenus des états.
    En corolaire, les déficits ont explosé car les états ont oublié une règle évidente qui est la suivante :
    si l'on supprime ou diminue un impôt, il faut soit le remplacer par un autre impôt, soit baisser les dépenses.

    -> Après deux échecs successifs, on continue à tenter de nous démontrer le caractère apodictique des bienfaits de la mondialisation.

    Une oligarchie psychopathe au pouvoir

    Ces stratégies ont parfaitement fonctionné car le résultat est en effet visible, le véritable pouvoir est aujourd'hui détenu par les très riches. Ce contexte correspond parfaitement à la définition d'une oligarchie de fait.
    La grande force de cette dernière est qu'elle n'apparait pas frontalement, elle se contente de tirer les ficelles.

    A noter cependant pour ceux qui pourraient crier à "la théorie du complot", que l'oligarchie n'est pas formellement structurée, il s'agit d'une population de psychopathes (*) qui se contentent de partager des valeurs et des intérêts communs.

    (*) En témoigne leur degré d'empathie zéro lorsque l'on observe les effets induits par leur politique au niveau mondial. On constate par exemple l'esclavage des enfants, le phénomène des travailleurs pauvres qui se répand en occident, les émeutes de la faim, les bâtiments qui s'effondrent sur les ouvriers (Rana Plaza), etc.

    Après avoir analysé les moyens utilisés par l'oligarchie pour assoir son pouvoir, il reste à comprendre le mécanisme de répartition des richesses produites.

    LA REPARTITION DES RICHESSES

    Au sein de l'entreprise, les richesses produites sont donc à répartir entre les 3 acteurs cités plus haut :
    - l'actionnaire
    - le patron (et l'entreprise)
    - le salarié

    Le processus de distribution des richesses se fait en 2 temps et en fonction de rapports de force.

    Première phase :
    La distribution des richesses fait l'objet d'une première négociation entre le patron et l'actionnaire.

    Seconde phase :
    Ce n'est que dans un deuxième temps que le salarié négocie avec le patron pour la répartition de ce qui reste entre salaires, primes et investissements.

    Les chiffres de l'OCDE montrent clairement que la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est en baisse constante depuis 30 ans. Il s'agit donc d'un phénomène de vases communicants des revenus des salariés vers ceux de l'actionnaire.

    Après la mise au pas du salarié, le cas du patron

    Le cas du salarié ayant été réglé, il fallut s'occuper de celui du patron au cas où ce dernier aurait quelques velléités de justice sociale.
    On parle ici des grosses entreprises multinationales car dans le cas des PME, le patron n'est guère mieux loti que le salarié.

    L'idée fut de transformer le patron en actionnaire à l'aide du mécanisme des stock options et donc de faire en sorte que ses intérêts soient convergents avec ceux des actionnaires.

    L'une des conséquences de ce processus fut les fameux licenciements boursiers, l'intérêt de la direction générale de l'entreprise étant directement lié au cours de l'action.

    Le démantèlement des états est en cours

    A travers ses bras armés de la troïka (UE, BCE, FMI), l'oligarchie exige l'arrêt de la politique de redistribution des richesses. La périphrase utilisée, car la rhétorique est fondamentale, évoque pudiquement le terme de "réformes structurelles".
    La novlangue, concept inventé par Georges Orwell en 1949 est aujourd'hui couramment utilisé en communication politique.

    Il existe pourtant un cas où le système privé accorde une utilité aux états. En effet, suite à une spéculation illimitée et très risquée qui explose systématiquement en bulles, les banques et les investisseurs qui sont derrière risquent la faillite.
    Dans une sorte de schizophrénie associée à une parfaite mauvaise foi, les banques se tournent alors vers les états pour couvrir leurs pertes.
    On nous explique qu'il n'y a pas d'alternatives (TINA) et qu'il faut sauver le système bancaire pour éviter l'écroulement de tout le système.

    -> En réalité, ce sont les actionnaires et les investisseurs qui refusent de prendre leurs pertes et qui les font éponger par le contribuable.

    Toute "brillante" que soit la politique économique dominante, cette dernière a fini par se prendre les pieds dans le tapis en 2007.
    Comment cela a t'il pu se produire avec un système qui d'après l'école ultra-libérale est réputé infaillible ?

    LORSQUE LA MECANIQUE S'EST ENRAYEE

    La captation des richesses par le capital a eu pour conséquence des salaires qui sont descendus en dessous d'un seuil. Ces derniers ne sont plus assez élevés pour permettre au système consumériste d'écouler sa camelote sur le marché (*).

    Part-des-salaires-dans-la-valeur-ajoutee-des

    (*) Avec certes des disparités entre les pays

    Informatisation et robotique
    Un autre facteur défavorable fut l'augmentation drastique de la productivité, en effet, fabriquer plus avec moins de main d’œuvre a permis d'améliorer les marges.
    Cette augmentation grandement aidée par l'automatisation (informatique, robotisation) a en plus diminué le nombre d'emplois humains disponibles.

    Disparition de l'emploi
    Ces emplois qui ont disparu n'ont pas été remplacés par d'autres. Lorsqu'un salarié est remplacé par une machine ou par un logiciel, ce dernier se retrouve à la rue sans aucun revenu compensatoire (*).
    Même si les TIC (**) ont contribué à créer des emplois, le solde net induit par ces dernières est largement négatif, c'était d'ailleurs l'objectif initial.

    -> L'emploi humain tend donc à disparaitre.

    La valeur ajoutée obtenue grâce aux gains de productivité va directement dans la poche de l'actionnaire car les logiciels et autres robots font partie intégrante du capital.

    -> Pourquoi cette question ne fait elle pas l'objet d'un débat ?

    (*) Abstraction faite des allocations chômage qui ne durent qu'un temps
    (**) Technologies de l'information et de la communication

    Les consommateurs ne consomment plus
    Dans un premier temps, le système a réagi en proposant la possibilité d'emprunter (moyennant intérêts) à ceux qui n'ont plus les moyens de consommer, cela a fonctionné un temps, cependant un emprunt doit être remboursé et une grande proportion de la population s'est retrouvée dans l'insolvabilité.
    Le résultat est une activité mondiale atone, avec de grandes zones économiques sans croissance à la limite de la récession (Europe, États-Unis). Seuls les BRICS (*) présentent encore des taux de croissance significatifs mais ils ne suffisent pas à tirer le reste de la planète dans leur sillage.

    (*) Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

    La grande crise (bis)
    La crise de 1929 issue de la première mondialisation fut appelée "la grande crise", elle est encore bien présente dans la mémoire des économistes.

    Cependant, en 2007, une nouvelle crise financière majeure s'est déclenchée. Elle fut liée à une dérégulation effrénée du système.
    Voir l'explication ici.

    Cette crise d'abord financière a induit ensuite une crise économique qui a gravement endommagé le système.

    La liste des dégâts est longue :
    - énormes volumes d'actifs toxiques cachés dans les bilans bancaires
    - déficits et dettes publiques/privées insoutenables
    - stagnation économique mondiale
    - extrême concentration des richesses qui freine la consommation
    - planète exsangue (pollution, réchauffement, ...)
    - etc...

    Bien que les banques centrales agissent d'une manière assez habile (Communication et robinet à liquidités pour la BCE) ou très risquée (Planche à billet pour la FED et la BoJ), elles ne peuvent à elles seules résoudre les problèmes majeurs soulevés par cette crise.

    L'économie mondiale dont la survie est basée sur la croissance est actuellement en stagnation.
    Le système financier mondial est aujourd'hui en état de mort clinique depuis la crise de 2007/2008, mais il ne le sait pas encore.

    Walking Dead 01 - 134pts
    The Walking "Dead Banks" !

    Il est devenu un véritable zombie, son cadavre ne continue à s'agiter faiblement que sous l'effet de la perfusion en liquidités des banques centrales.

    L'oligarchie a déjà obtenu la socialisation des pertes abyssales des investisseurs issues de la crise de 2007. La prochaine pilule que tentent de nous faire avaler les élites concerne le financement des déficits publics induits par la spoliation des recettes fiscales par les multinationales.

    Les salaires ont déjà été largement lessivés au profit des dividendes mais cela ne suffit pas, il faut en plus que les dépenses sociales soient ramenées à leur portion congrue pour éviter à tout prix la faillite des états.

    A l'heure où l'on commence à envisager un défaut de la dette grecque, on pourrait supposer que les investisseurs accepteront pour une fois de prendre leurs pertes.
    Rassurez vous, il n'en sera rien car ces derniers ont réussi à transférer leurs créances helléniques aux états de l'Union Européenne, autrement dit aux citoyens !

    -> Les créanciers ont finit par comprendre que le surendettement des états est devenu en réalité leur propre problème, après tout c'est bien le débiteur qui est en position de force lorsque les montants empruntés ont atteint un certain seuil !

    En 1789, si l'on simplifie un peu, les têtes de ceux qui exploitaient la population sont tombées.
    Aujourd'hui, elles ont repoussé et le boulot est à refaire, mais cette fois c'est au niveau mondial qu'il va falloir agir...

    Michonne c

  • LISTE DES ARTICLES

    07-11-2013 - L'objet de mon propos

    SCIENCE
    11-02-2014 : Le vide quantique : un nouveau continent à explorer
    16-01-2014 : Histoire de l'univers - Partie 4 : Le Modèle standard de la physique
    13-06-2013 : Histoire de l'univers - Partie 3 : QED... Vous avez dit QED ?
    18-02-2013 : Histoire de l'univers - Partie 2 : Introduction à la physique fondamentale (pour les nuls !)
    05-12-2012 : Histoire de l'univers - Partie 1 : Naissance et Topologie
    14-05-2012 : Mille milliards de soleils
    13-04-2012 : NDE/EMI : Introduction à la Suneidologie
    02-02-2012 : Science, chapitre 0
    28-11-2011 : NDE/EMI - Partie 4 : La synthèse
    02-11-2011 : NDE/EMI - Partie 3 : La phase transcendante, une première modélisation
    07-09-2011 : NDE/EMI - Partie 2 : Une percée scientifique majeure
    26-06-2011 : NDE/EMI – Partie 1 : Etat des lieux
    05-05-2011 : Galilée et le coup de force pythagoricien
    21-01-2011 : Le mur de la quantique
    09-05-2008 : Le théorème de Gödel
    15-03-2008 : L'épistémologie pour les nuls
    20-01-2008 : La théorie du puzzle

    ENVIRONNEMENT ET SANTÉ
    05-01-2012 : Cancer : la catastrophe silencieuse
    27-10-2011 : ITER - Fukushima, même combat ?
    03-08-2011 : David Servan-Schreiber, 1961 - 2011
    06-07-2011 : Découverte d'un traitement anticancer simple...
    17-03-2011 : Fukushima
    28-06-2010 : Cancer, la catastrophe - Partie 5 : Se protéger
    28-06-2010 : Cancer, la catastrophe - Partie 4 : Que fait l'état ?
    27-12-2009 : Cancer, la catastrophe - Partie 3 : Les causes
    23-10-2009 : Cancer, la catastrophe - Partie 2 : Pesticides sur l’occident
    10-09-2009 : Cancer, la catastrophe - Partie 1 : Etat des lieux
    15-11-2008 : Amiante, Tchernobyl, sang contaminé et...amalgames dentaires !
    24-05-2008 : Loi OGM : empoisonnement général légalisé
    17-04-2008 : Le scandale étouffé de l'uranium appauvri
    14-10-2007 : Grenelle de l'environnement et moteur Pantone

    FINANCE ET ÉCONOMIE
    Nouveau => 25-02-2015 : Le capitalisme dérégulé expliqué aux sans dents
    01-12-2014 : Jean-Claude Junker et les (CAC) 40 voleurs
    24-02-2014 : Débat Le Pen - Moscovici sur France 2, la haine a changé de camp !
    11-09-2013 : Qui sont les véritables bénéficiaires des plans de sauvetages bancaires imposés par l'UE ?
    14-05-2013 : La dette de l'état dans tous ses états
    21-12-2012 : La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !
    21-08-2012 : Où sont passés les 1000 Milliards injectés par la BCE ?
    25-07-2012 : Le mystère de la création monétaire
    22-10-2010 : L'esprit de Munich
    02-05-2010 : Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance
    20-03-2010 : Le pouvoir exorbitant des agences de notation
    11-02-2010 : La spéculation attaque notre (R)UE
    08-06-2009 : Paul Jorion
    20-05-2009 : Bilderberg 2009
    14-04-2009 : G20 - G Vain ?
    01-01-2009 : Crisis ? What crisis ?
    30-09-2008 : Bretton Woods, une association de criminels
    16-09-2008 : Maastricht - Article 104
    24-07-2008 : Chronique d'une catastrophe annoncée
    31-01-2008 : Le NAIRU ou pourquoi le chômage ne baissera jamais

    MYSTÈRES
    06-08-2014 : Enlèvements "extraterrestres", une partie du mystère dévoilée
    27-02-2011 : Orbes, que la lumière soit !
    21-07-2010 : Fatima 1917, un siècle après...
    04-12-2008 : Lumières dans la nuit
    10-02-2008 : Une étrange structure sous les glaces du Groenland (MAJ 01-2011)

    HISTOIRE ET GEOPOLITIQUE
    Nouveau => 23-01-2015 : Les racines du mal
    21-07-2014 : Crash du Boeing en Ukraine, l'inspecteur Colombo mène l’enquête !
    11-05-2014 : Synthèse sur l'Ukraine, une contre-propagande médiatique
    02-03-2012 : 1794 : Le génocide Vendéen
    11-08-2011 : Afghanistan : pourquoi nous nous battons
    04-08-2009 : 11 septembre, Bigart persiste et signe
    01-01-2009 : Le pogrom du ghetto de Gaza
    02-03-2008 : 11 septembre 2001 - Partie 3 : la vérité est ici
    27-02-2008 : 11 septembre 2001 - Partie 2 : Twin Towers
    18-02-2008 : 11 septembre 2001 - Partie 1 : Pentagone
    29-01-2008 : La théorie du pic pétrolier est fausse
    01-01-2008 : Le 4ième pouvoir a été racheté !
    11-09-2007 : Le lobby militaire US a pris le pouvoir !

    RUBRIQUE METAL & HARD ROCK
    Liste des posts ici.

  • Les racines du mal

    "Ne pas déplorer, ne pas rire, ne pas détester, mais comprendre" - Spinoza

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    Suite au massacre du siège de Charlie hebdo, près de 4 millions de Français ont manifesté le 11 janvier dernier sur tout le territoire.

    La mobilisation massive de la population lors de cette manifestation démontre 2 choses :
    . les français, quelque soit leurs origines, défendent la laïcité
    . ils sont prêts à descendre massivement dans la rue s'il le faut

    Après l'émotion et le recueillement, vient le temps de l'analyse.

    Qui est Charlie Hebdo ?

    Le journal Charlie Hebdo est l'un des derniers survivants, de la presse dessinée satyrique "à la française".
    La politique éditoriale du journal est résumée en une phrase par Cabu "je ne respecte rien !".

    Le fond de commerce du journal est donc basé sur une provocation parfois (souvent) outrancière qui s'attaque un peu à tout et en particulier aux religions.
    Cependant, il faut garder présent à l'esprit que dans ce registre, l'objectif de ce journal est de faire rire le lecteur à partir d'une grille d'analyse satirique.
    Le format du journal n'est pas uniquement basé sur la bande dessinée. Il contient également des articles traitant de sujets politiques et économiques.
    En particulier, Bernard Maris était un économiste anti-libéral qui défendait avec talent des points de vue similaires à de nombreux blogueurs, son registre était proche de celui d'un Jorion ou d'un Berruyer.

    Un journal abonné aux procès
    Il n'est donc pas surprenant que le journal soit un abonné des procès, le plus médiatique d’entre eux fut celui de 2007 intenté par l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), à la suite de la publication des caricatures de Mahomet repris du quotidien danois Jyllands-Posten.
    C'est ce procès qui attira l'attention de l'islamisme radical mondial sur un journal jusqu'alors parfaitement inconnu de cette mouvance.

    Le régime Val
    Ce procès avait eu lieu alors que le directeur de la publication était le controversé Philippe Val. Ce dernier avait montré son vrai visage en licenciant arbitrairement en 2008 le dessinateur Siné.
    Le prétexte invoqué fut une chronique de Siné qualifiée d'antisémite par Val. L'affaire fut traitée aux prud'hommes qui ont donné raison à Siné.
    Siné a ensuite lancé son propre journal "Siné Hebdo" devenu "Siné Mensuel".

    Du temps de Mr Val, on pouvait donc manifestement rire de tout ...sauf du judaïsme !

    L'UOIF débouté par la justice
    Le procès intenté par l'UOIF à Charlie Hebdo fut quant à lui jugé en 2008, la justice décida la relaxe du journal.

    Signalons également la présence à cette époque de collaborateurs du journal à l'éthique plus que discutable comme Caroline Fourest. Cette dernière est aujourd'hui connue pour son utilisation quasi systématique du mensonge et de l'approximation dans la plupart de ses écrits.

    Les menaces extrémistes se font de plus en plus vives

    La victoire Charlie ne fit pas que des heureux, en effet comme on pouvait s'y attendre, des menaces sur le journal furent lancées de la part d'intégristes musulmans fanatisés.

    La question pour Charlie fut donc de déterminer s'il fallait se courber devant les menaces ou au contraire les ignorer.

    Philippe Val semble avoir trouvé la réponse à cette question en quittant la direction de Charlie peu de temps après. Ce dernier prend en 2009 la direction de France-Inter bien aidé par sa proximité avec le pouvoir Sarkoziste.

    Il est alors remplacé par Stéphane Charbonnier (Charb) en 2009 à la tête de Charlie.
    La nomination de ce dernier eut le mérite de lever les ambiguïtés liées à la présence de Philippe Val.
    La ligne éditoriale de Charb reste alors identique, on poursuit dans la même veine en continuant à brocarder tous azimuts y compris l'islam et le prophète.
    A noter cependant, que le journal ne se focalise pas particulièrement sur cette seule religion, elle est traitée à égalité avec toutes les autres.

    Il faut à ce niveau remarquer le courage de Charb qui n'a pas cédé aux menaces sur sa personne contrairement aux danois qui sont allés jusqu'à s'excuser...

    En 2011, le régime libyen du colonel Kadhafi est renversé par une coalition franco-britannique. Cette intervention scélérate fut déclenchée par Bernard Henry Levy (BHL), à l'époque, ce dernier était manifestement le conseiller en politique étrangère de Nicolas Sarkozy.
    Le résultat fut une prise de pouvoir par les islamistes intégristes.
    Charlie publie alors un numéro spécial intitulé "Charia hebdo" (*) afin de brocarder le nouveau régime libyen.
    Peu de temps après, le siège du journal est incendié par une action criminelle.

    (*) Il serait par ailleurs intéressant de vérifier si Charlie a également dénoncé l'illégitimité de l'intervention en Libye.

    Le 07 janvier 2015

    Depuis plusieurs années, des islamistes radicaux avaient mis Stéphane Charbonnier sur leur liste noire. Ce dernier explicitement menacé de mort était par conséquent sous protection policière.
    L'attentat hyper médiatisé du 07 janvier dernier ne fut donc hélas pas une surprise totale.

    Les agresseurs ont certes fait preuve d'un grand sang froid en tuant très calmement et méthodiquement 17 personnes.

    Le point important est de noter que ces assassins sont de nationalité française, ce qui semble après l'affaire Merah devenir une tendance dans ce pays.
    Il s'agit donc en quelque sorte de membres d'une cinquième colonne installée sur le territoire.

    Cependant, l'organisation de l'attentat et sa symbolique peu lisible démontrent un amateurisme certain.
    Pour le siège de Charlie, il est clair que l'on a voulu faire payer le prix (fort) du sang à l'irrespect du prophète.

    En revanche, pourquoi achever un policier à terre qui -blessé- ne représentait plus une menace pour les terroristes ? Ce dernier n'avait de plus aucun lien avec le journal.
    Idem pour les 4 français de confession juive froidement abattus dans l'épicerie casher de Vincennes, quel rapport avec Charlie Hebdo ?
    On dénombre également parmi les victimes un économiste, une psychologue et quelques autres personnes sans liens avec les caricatures.

    Enfin, la fuite des terroristes fut manifestement improvisée.
    Par exemple, aucun véhicule pré-positionné au voisinage de l'attentat qui aurait permis par un changement discret de brouiller les pistes et de disparaitre furtivement, etc...

    Ces incohérences n'ont pas été analysées par la presse qui comme à son habitude est restée dans l'émotionnel, elles n'ont finalement donné du grain à moudre qu'aux experts des théories du complot.

    Rien n'indique donc que ces assassins n'étaient autre chose "que" des tueurs inspirés par des prêcheurs extrémistes quelconques, que ces derniers soient Yéménites ou pas importe peu.

    Dernier point à évoquer, l'hébergement de l'équipe survivante de Charlie dans les locaux de Libération.
    Cela sent très fortement la récupération et le coup publicitaire pour un journal qui a perdu la plus grande partie de son électorat, conséquence du fait que ce dernier soit devenu un organe de propagande et de désinformation gouvernementale.

    Les manifestations du 11 janvier

    Le 11 janvier, des français de toutes origines sont descendus en masse dans la rue.
    Le message était clair, que l'on apprécie ou pas Charlie Hebdo, "nous sommes (solidaires de) Charlie" et opposé à toute forme de violence contre la liberté d'expression. Le message ne s'adresse d'ailleurs pas uniquement aux terroristes islamistes mais également à tous ceux qui auraient des velléités politiques de s'en prendre à la liberté d'expression.
    Cette dernière étant déjà passablement écornée en France puisque l'on ne peut manifestement pas tout critiquer (*).

    Afficher le slogan "Je suis Charlie" n'implique en aucun cas la caution de l'ensemble des dessins publiés par le journal. Ceux qui s'estiment choqués par certains de ces derniers doivent respecter les lois de la république s'ils veulent faire valoir leur opinion.
    Par ailleurs, la France étant un état souverain, elle n'a de comptes à rendre à aucun état ou groupuscule étranger.

    La répartition des manifestants n'a pas été analysée, cependant les nombreux musulmans présents au rassemblement n'apprécient probablement pas les caricatures de Mahomet mais ils apprécient encore moins le sang versé en leur nom.

    Cette manifestation avait très clairement l'allure d'une union nationale, cependant aucune étude concernant les participants n'ayant été faite, il ne s'agit peut être que d'une illusion due à l'effet du nombre.

    Il y a cependant deux bémols de taille à signaler :
    . Une frange de la population s'est clairement désolidarisée de cette union, certains allant même jusqu'à se réjouir de l'attentat comme on a pu le constater sur les réseaux sociaux. Autre fait marquant, de nombreux cas furent signalés d'élèves ayant refusé de respecter les minutes de silence dans les écoles.
    . Certains chefs d'état invités (ou s'étant invités) ont eux même une politique étrangère que l'on peut qualifier de terroriste. Leur présence à cette manifestation était donc déplacée et hypocrite.

    (*) La France perd d'ailleurs chaque année des places au classement RSF sur la liberté de la presse.

    La question de l'immigration

    L'attentat du 11 janvier étant de type endogène, son analyse ne peut faire l'économie d'aborder la question de l'immigration.

    Très peu sont conscients des véritables raisons de l'immigration massive décidée dans les années 70 par les gouvernements Pompidou et Giscard.
    A l'époque, un parti communiste puissant défendait efficacement la classe ouvrière, en particulier sur les questions salariales.
    Cette situation étant intolérable pour l'actionnariat qui voyait ainsi de précieux points de marges s'envoler en salaires !

    L'idée fut donc de mettre en concurrence les salariés nationaux peu qualifiés avec une population moins gourmande issue de pays pauvres. Une sorte de délocalisation inversée.

    De notre point de vue, les conditions salariales proposées aux immigrés étaient dégradées, elles étaient en revanche vues par ces derniers comme une amélioration drastique de leurs conditions de vie (en regard de ce qu'ils connaissaient dans leurs pays d'origine).

    Restait alors le problème de l'intégration de cette population à la nation française, mais ce n'était pas le problème de la classe politico-financière :
    l'immigration est notre décision, mais elle est votre problème !

    Dire que l'immigration des années 70 est un échec en termes d'intégration est parfaitement faux.
    Cependant, force est de constater qu'après 4 générations, une frange de la population issue de l'immigration, bien que de nationalité française, refuse les valeurs de la république.
    Cette frange ne s'est pas fondue dans la culture nationale, étant tournée vers ses valeurs d'origine, en particulier religieuses.
    Les plus influençables parmi cette population sont alors une proie facile pour les mouvements terroristes internationaux.

    Mis à part le travail normal de la police, cette frange n'est jamais identifiée ni étudiée en terme sociologique.

    Combien sont-ils ?
    Qui sont-ils ?
    Où sont-ils ?

    Il semble que l'on se garde bien de tenter d'en savoir plus, et que l'on soit dans un déni de réalité.

    Lorsque l'on aborde la question de l'immigration massive ainsi que celle du regroupement familial décidés dans les années 70, on se fait immédiatement taxer par les bien-pensants de raciste ou de suppôt de l’extrême droite.

    Analyser l'échec de l'intégration d'une partie de la population immigrée est un sujet tabou.

    Un débat tabou
    Une étude sociologique, aujourd'hui politiquement incorrecte, ouvrirait réellement le débat et dévoilerait sans doute le détail de toutes les erreurs commises dans le passé.
    Erreurs dont on paie aujourd'hui le prix.

    Un système éducatif délité
    Associé au problème évoqué, la destruction du système scolaire français qui est devenu à minima une machine à trier, ou au pire une fabrique de crétins !

    Il est un fait que le système éducatif post 68 a sérieusement régressé, il est aujourd'hui incapable d'assurer un minimum vital de savoirs à 100% des jeunes.
    En voulant moderniser un système qui avait fait ses preuves, on l'a en fait sérieusement endommagé.

    L'incompétence crasse de nos élites a également frappé dans ce domaine.

    Les politiques récupèrent immédiatement l'évènement

    La marche des politiques lors de la manifestation du 11 janvier fut très dérangeante par certains aspects.

    Il est certes évident que le devoir du gouvernement était de s'associer au mouvement, François Hollande a par ailleurs, une fois n'est pas coutume, géré cette crise sans commettre d'erreurs.

    Ce qui en revanche dérange au plus haut point concerne un certain nombre des participants eux même responsables d'actes terroristes.

    Les islamistes n'ont pas le monopole du terrorisme

    Que faisait ici Porochenko, le boucher d'Odessa, allié aux néo-nazis ukrainiens et responsable de la mort de milliers de civils dans le Donbass ?

    Que faisait ici Netanyahou, le bourreau des palestiniens de Gaza qui ne respecte aucune des résolutions de l'ONU ?

    Que faisait ici Nizar al-Madani, le numéro 2 de la diplomatie Saoudienne ?
    Un pays où l'on vient, le 12 janvier dernier, de décapiter à coups de sabre une femme accusée de meurtre, et où le blogueur Raif Badawi, accusé de critiquer la police religieuse, a écopé de 10 ans de prison et de 1000 coups de fouet (oui vous avez bien lu "mille").

    On pourrait aussi citer les représentants Turcs, Algériens et autres Émirats Arabes Unis, pays où le moins que l'on puisse dire est que la liberté d'expression semble pour le moins limitée quand elle n'est pas inexistante.

    D'autres personnalités présentes à cette manifestation comme Sarkozy ou le représentant américain, furent les principaux responsables de la multiplication de nouvelles zones où les barbares islamistes font aujourd'hui la loi.

    Les causes de la montée en puissance de l'intégrisme islamiste

    Dominique de Villepin a rappelé très récemment que dans les années 1970, il n'y avait qu'un seul foyer d'islamistes intégristes, les talibans d'Afghanistan (*).
    Aujourd’hui, on en dénombre une quinzaine en Afrique, Asie et Moyen Orient; citons en vrac l'EI sur les territoires irakien et syrien, Ansar Al-Charia (Libye), Al-Qaïda (Yémen, etc), Boko Haram au Nigeria.

    Beaucoup de ces mouvements intégristes apparurent sur les ruines d'états stables détruits par des interventions occidentales. Les américains après avoir fait monter en puissance Al-Qaïda en Afghanistan pour déstabiliser l'armée soviétique ont créé un premier nid d'islamistes qui fit régner la charia sur sa malheureuse population.
    Ce mouvement fut ensuite désigné responsable des attaques du 11 septembre par W. Bush qui annonça en détenir les preuves dont on attend toujours la divulgation 14 ans après.

    (*) Les États-Unis se sont d'ailleurs alliés à ces derniers dans les années 70 pour contrer les soviétiques en formant un de leur agent devenu célèbre : Oussama Ben Laden.

    Le 11 septembre encore et toujours

    Fait fondamental et jamais médiatisé, quelques jours après le 11 septembre 2001, le général Wesley Clark révéla que des plans étaient -comme par hasard- déjà prêts pour l'invasion de pas moins de 7 pays du proche orient.

    Hormis l'Afghanistan, le premier pays de la liste était l'Irak, les autres étaient les suivants :
    . Syrie
    . Liban
    . Libye
    . Somalie
    . Soudan
    . Iran

    Le résultat des guerres Buschistes est maintenant connu. Echec total en Afghanistan où les Talibans sont toujours au pouvoir, ce dernier étant même renforcé.
    Destruction de l'état irakien, certes totalitaire au départ mais aussi laïque et stable.
    L'Irak est aujourd'hui transformé en théocratie islamiste qui martyrise la population, en particulier les femmes.

    Qui plus est dans le cas de l'Irak, les islamistes ont débordé les frontières du pays pour essaimer en Syrie et occuper une partie des 2 territoires constituant l'Etat Islamique (EI).

    La France dans tout ca ?

    La politique irresponsable de la France a débuté en 2011 avec la destruction illégale de l'état Libyen par Nicolas Sarkozy qui outrepassa plus que largement la résolution 1973 de l'ONU.
    Tout commença par le séjour en Libye de notre fameux justicier de pacotille en chemise blanche Bernard Henry Levy (BHL) qui s'accoquina avec des rebelles libyens. Ce dernier se fit manipuler (ou se manipula tout seul) par une brochette de généraux rebelles autoproclamés dont certains ont aujourd'hui rejoint les islamistes !
    Il convainquit ensuite son bon ami Sarkozy d'intervenir militairement pour renverser Kadhafi, ce qui eut pour résultat final de laisser le champ libre aux islamistes qui prirent le pouvoir en Libye quelques mois plus tard.
    Mais à ce moment là, l'infatigable justicier international BHL était déjà sur un autre projet de révolution populaire cette fois en Ukraine, il ne savait pas (et ne le sait manifestement toujours pas) qu'il s'est allié à de puissants groupes néo-nazis, présents de longue date dans ce pays et qui ont le soutien d'une partie importante de la population ukrainienne.

    On attend toujours BHL en Libye pour assurer le service après vente.

    La montée en puissance des islamistes en Libye eut pour conséquence leur essaimage au Mali obligeant la France de François Hollande à intervenir pour éviter un nouveau foyer d'infection.
    Cependant, il faut se souvenir que la France hollandiste a tenté de déclencher une intervention contre le régime syrien. Par chance, les américains n'ont pas suivit. Dans le cas contraire, il est probable que l'on aurait favorisé l'émergence d'un nouveau régime islamiste.

    Depuis 2 mandats, à quelques exceptions près, la politique étrangère de la France devenue atlantiste se fait à la petite semaine, pas de vision, pas de stratégie indépendante.

    Le pays veut exister militairement sur le terrain de jeu international, mais il n'en a manifestement plus les moyens.
    Depuis plus de 10 ans, les coupes sombres dans le budget de la défense, troïka oblige, en témoignent (*).
    Le lien est fait à ce niveau avec les sujets économiques et avec les problèmes induits par la mondialisation, l'échec de l'Euro et les errances de l'Union Européenne.

    (*) Voir ce podcast sur BFM très instructif ici.

    Conclusion

    Charlie Hebdo n'était jusqu'au 7 janvier qu'un fanzine obscur à l'échelle de la planète. Le paradoxe est que Charlie qui est un journal anti-symboles est devenu du jour au lendemain celui de la liberté d'expression.

    Philippe Charbonnier a fait le choix courageux (ou irresponsable selon certains) de ne pas céder aux menaces extrémistes.
    Après cette tuerie, le journal n'a d'autre option que de poursuivre dans la même direction sous peine d'être accusé de céder au terrorisme.
    Cependant, l'énorme succès récent du journal peut être vu comme une opportunité unique pour faire passer des messages aux antipodes de la pensée unique déversée par les médias mainstream.

    Rendons aussi hommage aux survivants de la rédaction pour avoir eu la force de reprendre immédiatement la plume et le crayon.

    Nous sommes aujourd'hui en première ligne, car les projecteurs mondiaux sont braqués certes sur Charlie, mais également sur la France.
    La guerre est arrivée sur notre sol et personne ne connait la suite.

    Reste également à rappeler une cause prépondérante de motivation pour le terrorisme islamiste, il s'agit du conflit israélo-palestinien que personne ne veut régler.
    On pourrait rêver que les foules se mobilisent aussi fortement pour la cause palestinienne qui est au moins aussi juste que celle des journalistes abattus.

    Article publié sur Agoravox ici (Top 10 : Peak #)

    Tags :
    Charlie Hebdo, Attentats, Terrorisme, Islamisme, Immigration, Intégration

  • Charlie Hebdo

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    Le lâche attentat ayant décimé la rédaction du magazine Charlie Hebdo ne doit pas être instrumentalisé comme étant la preuve d'une activité terroriste préexistante qui ciblerait les démocraties.

    Les causes sont claires, l'événement déclenchant fut l'invasion de l'Irak en 2003 par le président américain de triste mémoire W. Bush.
    Les néo-cons américains au pouvoir à l'époque ont décidé de s'emparer de l'Irak et ont détruit un état certes totalitaire mais laïque et stable.

    Les erreurs ont continué lorsque l'occident a décidé d'armer des terroristes islamistes pour déstabiliser le régime syrien. La destruction du régime libyen par Sarkozy a créé un autre nid d'extrémistes islamistes dans la région.

    Le résultat fut l'apparition d'un ramassis de barbares qui s’auto-proclamèrent État islamiste sur une partie des territoires syriens et irakiens contrôlée par ces derniers.

    Cette mouvance qui se qualifie de califat n'est qu'un nid de frelons créé de toutes pièces par les erreurs grossières des anglo-saxons et de leurs nouveaux toutous atlantistes français.

    Personne ne doit alors s'étonner d'un retour de bâton, et que la boite de pandore ainsi ouverte se retourne comme d'habitude contre nous. Les terroristes du siège de Charlie Hebdo furent à minima inspirés par ces gens là, sinon entrainés par eux.

  • Jean-Claude Junker et les (CAC) 40 voleurs

    Article en PDF : Junker et les _CAC_ 40 voleurs

    Jean-Claude-Juncker
    Jean-Claude Junker, président de la commission européenne

    Le principe de l'optimisation fiscale des multinationales est bien connu depuis longtemps. Le jeu consiste pour ces dernières à trouver tous les moyens légaux pour éviter de payer l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IS).
    Grâce à la libéralisation du marché des capitaux et à des artifices comptables autorisés, une multinationale a la possibilité de déclarer ses bénéfices dans des pays dits "paradis fiscaux" où le taux d'imposition des entreprises est dérisoire. Le Luxembourg, qui est l'un des 28 pays de l'Union Européenne, fait partie de ces paradis fiscaux.

    Dans le cas du Luxembourg dont Jean-Claude Junker fut le président durant 14 ans, une particularité de la législation locale est que les intérêts des prêts sont exonérés d'impôts.
    La multinationale n'a donc qu'à transférer les bénéfices des pays à fortes impositions vers le Luxembourg, en les transformant au passage en intérêts, et le tour est joué.
    Une taxe de 33% qui serait payée en France devient ainsi une taxe à 0% au Luxembourg.

    Les preuves matérielles de ces combines légales viennent d'être révélées par le consortium de journalistes d'investigation ICIJ. Ces derniers ont eu accès à 28000 pages d'accords fiscaux secrets concernant 340 grandes entreprises.
    Tous ces documents avec les noms des entreprises par pays sont consultables ici [1].

    Cette petite spécialité du Luxembourg intéresse donc au plus haut point les multinationales du monde entier et en particulier celles du CAC 40 Français.

    Rappelons d'abord que le taux d'imposition français sur les bénéfices des entreprises est de 33%.
    Pour ce qui concerne les PME, le fameux premier employeur français, il n'y a pas de problèmes. Ces dernières n'ont aucun moyen d'échapper au fisc et elles paient donc leurs taxes rubis sur l'ongle.

    Rapprochons maintenant le système Luxembourgeois d'un rapport effectué par le député Gilles Carrez [2] sur les impôts 2009 des entreprises du CAC 40.
    Article de Marianne ici [3].

    On y apprend d'abord, chose relativement connue, que le taux d'imposition réel moyen de ces 40 multinationales n'est en France que de 8%, soit 4 fois moins que celui des PME.
    Mais fait moins connu, les 8% d'impôts ne sont pas payés à parts égales par toutes les entreprises du CAC.
    En effet, 4 d’entre elles paient à elles seules 40% de ces 8%. Il s'agit d'EDF, GDF, FT et Renault où l'état français reste actionnaire.
    Pour les 36 autres, elles ne paient donc que les 60% restants.

    Pour 2009, les 36 entreprises concernées ont réalisé un bénéfice de 60 Milliards sur lequel elles n'ont payé que 2 Milliards d'IS.
    Cela correspondant donc à un taux moyen de 3.3% (2/60).

    Certaines de ces entreprises sont même à 0 impôt et plus fort encore, dans certains cas, l'état leur doit de l'argent grâce au crédit impôt-recherche ! [3]

    Carrez 2
    Gilles Carrez, l'impuissance des politiques

    Un petit calcul :
    puisque 36 entreprises ne paient que 3.3% d’impôts, soit environ 2 Milliards d'€ en moyenne annuelle, cela correspond à un manque à gagner de 18 Milliards pour l'état français, et c'est une estimation basse.

    Pour rappel, le déficit de l'état en 2013 était de 87.6 Milliards, soit environ 4.3% du PIB.
    Sont inclus dans cette somme les intérêts de la dette pour un montant de 51 Milliards.
    Le déficit primaire (hors intérêts) est donc de 36.6 Milliards.

    Supposons maintenant que les entreprises du CAC aient payé normalement leurs impôts en France, alors le déficit total n'aurait été que de 69.6 Milliards avec un déficit primaire divisé par 2 à 18.6 Milliards.
    Le déficit total aurait finalement été égal à 3.41 % du PIB, beaucoup plus proche des 3% des accords de Maastricht.

    De plus, n'oublions pas qu'il y a plus de 40 multinationales en France, cette évasion fiscale concerne en fait le CAC 50 ou le CAC 60 !
    Et enfin, si l'on prend en compte les nombreuses années où l'état a du emprunter plus pour combler le manque à gagner lié aux "40 voleuses" (et aux autres), alors la baisse des intérêts (charge de la dette) correspondante nous aurait à coup sur fait descendre le déficit en dessous de la barre fatidique des 3% de PIB.

    Et alors, adieu plans de rigueur et baisse des prestations sociales, adieu aux augmentations d'impôts pour le contribuable. Adieu aussi aux menaces des agences de notations sur le pays.

    Passons maintenant au cas de Mr Junker, président (non élu) de la commission européenne depuis le 27 juin dernier.
    En tant que chef du gouvernement Luxembourgeois entre 1999 et 2009, il était donc l'un des principaux acteur dans l'hémorragie fiscale des autres pays de l'UE au profit du Luxembourg.
    Il ne l'a d'ailleurs jamais nié.

    Dans un système démocratique et éthique, à la suite des révélations LuxLeaks, Mr Junker aurait été débarqué manu militari de son poste de président.

    Mais nous sommes dans le petit monde de l'Union Européenne, entre bons amis, où l'on jette les référendums à la poubelle et où l'oligarchie est reine !

    Et enfin, cerise sur le gâteau, notre ministre "socialiste" de l'économie, Mr Macron [4], prend naïvement la défense de Jean-Claude Junker.
    Tout ceci serait à mourir de rire, sauf si l'on tient compte de la somme en bas de sa feuille d’impôts !

    En final, après avoir sauvé les banques, le contribuable est il maintenant condamné à payer les impôts des multinationales sans broncher ?
    La réponse est non, car même s'il est désinformé, il possède une arme très puissante à sa disposition qui terrifie tous ces grands groupes : le boycott de leurs produits...

    Article publié sur Agoravox ici (Top 10 : Peak #3)

    Liens
    [1] Explore the Documents: Luxembourg Leaks Database
    [2] Rapport Gilles Carrez (Député Maire du Perreux)
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3631.asp
    [3] Article Marianne.fr :
    "Scandaleux : l'impôt des groupes privés du CAC 40 n'est que de 3,3% !"
    [4] "Le Contrarien Matin", édition du 12/11/2014

    Tags :
    Gilles Carrez, IS, Junker, LuxLeaks, Evasion fiscale, CAC 40

  • Metal & Hard-Rock Index

    04-07-2014 : HELLFEST 2014
    30-05-2014 : BlackRain fait un tabac au Nouveau Casino
    19-06-2013 : Michael Schenker - M.S.G.
    12-02-2013 : Black Rain, le miracle...
    05-10-2012 : Steve Lee (Gotthard) 1963 - 2010

  • Enlèvements "extraterrestres", une partie du mystère dévoilée

    Article en PDF : Enlèvements ET, une partie du mystère dévoilée

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    Le sujet dérangeant des enlèvements "extraterrestres" a été évoqué pour la première fois en France en 1995 à travers l'ouvrage de la journaliste Marie-Thérèse de Brosses [1].
    Le véritable pionnier dans ce domaine fut l'américain Budd Hopkins qui publia le livre "Intruders" en 1981 [2].
    D'autres chercheurs se sont spécialisés dans ces recherches comme par exemple le psychiatre John E. Mack [3].

    D'une manière générale, les travaux réalisés sur ce sujet ont consisté à collecter des informations basées sur les témoignages de personnes victimes de ces phénomènes. Ces travaux s'apparentent à une démarche ethnographique (collecte des données).
    Les données recueillies par les chercheurs en contact direct avec les témoins sont destinées comme l'a dit John E. Mack à être décryptées par d'autres chercheurs [3] dans une logique ethnologique (analyse des données)..

    L'objet de cet article est justement de proposer une explication concernant certains des aspects les plus étranges du phénomène.

    A. INTRODUCTION
    Après avoir résumé la séquence typique d'un enlèvement et présenté une synthèse des questions qui en découlent, une hypothèse totalement nouvelle sera proposée.
    Comme on le verra dans la suite, cette hypothèse permet à elle seule d'expliquer plusieurs des points les plus mystérieux.

    La réalité matérielle des faits ne fait aujourd'hui plus de doutes [4], cette dernière implique bien entendu l'intervention d'un groupe organisé étranger dans notre environnement.

    Terminologie
    Par commodité et à défaut d'un terme non connoté, ce groupe sera nommé dans la suite "alien" qui signifie "étranger" en anglais. Cette terminologie ne préjuge pas de l'origine de ce groupe organisé.

    Collecte des témoignages
    La plupart du temps, sauf dans une faible proportion des cas, les témoignages sont obtenus par régression hypnotique car les victimes ne conservent pas de souvenirs conscients de leur expérience.
    Certains ont pu estimer que le processus établi par les aliens pour masquer l'expérience vécue à la mémoire des témoins était assez dérisoire. En effet, selon ces derniers, une simple régression hypnotique permet de faire sauter ce verrou.
    La réalité est que ce processus de masquage est en fait très efficace, car chaque cas étudié par les chercheurs (ex : Hopkins, E. Mack) demande une somme de travail considérable. De nombreuses séances d'hypnose sont nécessaires pour extraire d'une manière cohérente le contenu exhaustif de chaque expérience.
    Il faut remarquer que les chercheurs cités ici ont consacré de nombreuses années de leur vie à ces travaux, jusqu'à plusieurs dizaines pour certains [2][3][5].
    Cette somme de travail n'a permis la mise en lumière que de quelques dizaines de cas.

    Preuves matérielles
    Les victimes de ces enlèvements évoquent également un aspect matériel qui a pu être vérifié à postériori. Il s'agit de la présence à l'intérieur de leur organisme de corps étrangers (implants).
    Des examens internes (radios, scanner..) ont en effet révélé la présence de corps étrangers de petite taille à l'intérieur de l'organisme de certaines personnes ayant été enlevées.
    Le chirurgien podologue Roger K. Leir n'a pas hésité à extraire certains de ces implants détectés dans une dizaine de cas liés à un enlèvement.
    Les analyses matérielles des implants extraits ont révélé des informations troublantes, en particulier, ces derniers possèdent une gangue externe proche de la peau humaine qui empêche son rejet par l'organisme du patient, cela fit dire au Dr Leir que si l'on savait fabriquer cette gangue, la chirurgie en serait révolutionnée [5].
    Pour la partie métallique intérieure des implants, les conclusions des analyses métallurgiques indiquent une origine "météoritique" [5].

    Impacts sociologiques sur la population
    D'une manière générale, l'impact de ce sujet sur la population est faible.
    La plupart des gens ne connaissent pas le phénomène des enlèvements. Les médias ont par ailleurs largement contribué à dénigrer tout ce qui touche aux phénomènes volants inexpliqués.
    Pour la majorité de ceux qui ont entendu parler du phénomène, ce sujet s'apparente à la science-fiction et n'a aucun rapport avec une quelconque réalité.

    Un élément sociologique remarquable est cependant à noter.

    En effet, l'apparence des humanoïdes les plus fréquemment décrits dans les enlèvements (petits gris) est entrée dans la conscience collective.
    Depuis une vingtaine d'années, l'image de l'extraterrestre dans la culture populaire est quasiment systématiquement associée à un être de couleur grise de 1.20 m de haut environ avec une grosse tête et de grands yeux noirs en amande.

    South Park - Aliens
    Les aliens dans la culture populaire (Série "South Park")

    Qui sont les témoins ?
    Les personnes victimes de ces phénomènes le sont fréquemment à répétition durant toute leur existence.
    Rien ne les distingue particulièrement du reste de la population, elles sont issues de tous milieux socio-éducatifs.
    Par ailleurs, la plus grande partie des cas étudiés sont recensés aux États Unis, mais des cas similaires existent sur toute la planète, y compris en France [3].
    Si les cas étasunien sont plus nombreux, c'est parce que plusieurs chercheurs américains crédibles se sont consacrés à leur étude, de plus dans ce pays, le sujet est significativement médiatisé.

    Statistiques
    Une question importante concerne la fréquence des enlèvements par rapport à l'ensemble de la population, sachant que le nombre de cas recensés en 1981 avoisinait déjà les 500 [2].
    La détermination des détails d'un enlèvement demande de lourdes investigations, plusieurs séances de régression hypnotiques effectuées par un spécialiste.
    Le fait que la mémoire de l'expérience soit bloquée par les aliens limite drastiquement le nombre de cas remontants à la surface.
    De plus dans les cas où le blocage serait inefficace, la peur du ridicule conduit la plupart du temps les témoins à ne pas relater ce qu'ils ont vécu, y compris à leurs proches.

    Ces aspects conduisent à penser que le nombre d'enlèvements recensés représente un faible pourcentage du total.
    En 1991, le sondage Ropper effectué aux États Unis sous la forme d'un questionnaire remis à un échantillon de 6000 américains environ avait présenté une estimation assez colossale avoisinant les 2%. Ce pourcentage représentant le ratio de la population américaine susceptible d'avoir subit un ou plusieurs enlèvements.
    En volume cette estimation correspondrait à environ 4 millions d'américains enlevés jusqu'à 1991.

    Quelque soit le nombre réel de cas d'enlèvements, l'une des plus troublantes questions est la suivante : pourquoi à de rares exceptions près, les témoins potentiels sont ils si rares ?
    Par témoins potentiels, on entend des personnes qui seraient situées à l'extérieur, dans une rue ou près du lieu d'un enlèvement intra-muros.
    En ce qui concerne les personnes tierces présentes à l'intérieur de l'habitation, il est avéré que ces dernières sont "déconnectées" par les visiteurs.

    Le cas de Brooklyn Bridge en 1989
    Une exception notable est le célèbre cas de Brooklyn Bridge en 1989 où l'enlèvement de Linda Cortile (pseudonyme) a été suivi par de nombreux témoins depuis le boulevard adjacent à son immeuble [4]. L'un des témoins au sol était Perez de Cuellar, à l'époque Secrétaire général des Nations unies, qui se dirigeait avec toute son escorte vers un héliport après une réunion.
    Ce dernier n'a jamais reconnu publiquement cette affaire, mais il a contacté Budd Hopkins avec lequel il a entretenu une correspondance épistolaire suivie.

    Certains ont émis l'hypothèse que le fait que cette scène se soit déroulée sous le regard de plusieurs personnalités ne fut pas du au hasard.

    B. LA SÉQUENCE TYPE D'UN ENLÈVEMENT
    Historiquement, les deux plus anciens cas d'enlèvements recensés sont les suivants :
    . Antonio Villas Boas en 1957
    . Le couple Betty et Barney Hill en 1961

    Les premières données significatives sur ce phénomène ont été obtenues par des personnels de santé, ces derniers ayant travaillé avec des patients présentant des troubles psychologiques fréquemment apparentés à un syndrome de stress post-traumatique.
    Ces patients, de toutes catégories sociales, n'avaient pas de souvenirs conscients d'avoir vécu quoique ce soit, c'est pourquoi la technique de régression hypnotique fut utilisée. L'objectif était de tenter d'extraire une hypothétique expérience traumatisante refoulée.

    Comme pour les expériences de NDE/EMI [6], une séquence type de ces phénomènes d'enlèvements a pu être établie.
    Chaque témoignage recueilli contient, à hauteur d'environ 80% de son contenu, une partie compatible avec cette séquence type.
    Le reste de chaque témoignage est spécifique à ce dernier.

    Temps manquant
    Assez fréquemment, les témoins ont d'abord constaté une période de "temps manquant" dans leur vie (missing time), cette période correspondant avec l'apparition du début des troubles psychologiques.

    Localisations
    La majeure partie des cas recensés ont eu lieu :
    - au domicile des victimes, en général lors de leur sommeil
    - en voiture sur une route isolée
    Les enlèvements ont lieu le plus souvent en période nocturne.

    Séquence type
    A l'issue de multiples régressions hypnotiques effectuées sur une population de victimes, la séquence récurrente suivante a pu être établie :
    - observation d'une lumière dont la source est invisible et/ou d'un engin aérien
    - paralysie du témoin
    - apparition d’humanoïdes de petite taille à la peau grise
    - "lévitation" du témoin (*) et des humanoïdes avec passage apparent à travers les murs, portes ou fenêtres
    - transport dans l'engin aérien par la voie des airs (l'engin est parfois posé au sol)
    - l'intérieur de l'engin semble fréquemment beaucoup plus vaste que l'extérieur
    - installation du témoin sur une table d'examens
    - examens médicaux très désagréables
    - fréquentes expériences en relation avec le sexe
    - messages parfois transmis aux témoins alertant sur la destruction de la planète liée à l'activité humaine
    - fin de l'expérience et retour du témoin à son point de départ ou dans certains cas à un endroit qui peut être éloigné de plusieurs centaines de km (par erreur ?)
    - opération "mentale" sur le témoin pour qu'il ne se souvienne plus de son enlèvement

    La durée des enlèvements est variable, tout peut être terminé en 1/2 heure mais cela peut durer jusqu'à plusieurs jours dans de rares cas.
    Le cas Travis Walton en 1978 [3] est à cet égard significatif.
    Cette affaire a fait l'objet d'un excellent reportage avec une reconstitution, voir ici.

    (*) Lorsque le témoin est en voiture, des cas "classiques" de panne électrique sont relatés. La voiture et ses occupants peuvent également être embarqués dans l'engin par "lévitation".

    Hybridations
    Un aspect important du phénomène ne sera évoqué ici que pour mémoire car il n'est pas concerné par cette analyse, il s'agit de la problématique des hybridations.

    C. PREMIÈRE ANALYSE
    A l'issue de cette présentation, on peut affirmer qu'un échantillon de la population humaine de la planète subit des enlèvements répétitifs de la part d'un groupe organisé étranger non identifié.
    La particularité dans ce domaine de recherche est sa dualité, nous sommes en effet confrontés à 2 populations distinctes en interaction :
    - les victimes d'enlèvements appartenant à la population terrestre
    - le "camp" alien à la source de ces derniers

    Les recherches concernent bien entendu le camp alien, mais les informations constituant la matière première de ces dernières sont issues presque exclusivement de la population des victimes. Il est à noter que les aliens peuvent transmettre à certaines victimes des informations explicites mais ces dernières sont à considérer avec circonspection.

    Les questions fondamentales posées par ce dossier sont donc de 3 ordres :
    1. Ethnologique : quel est l'origine des aliens ?
    2. Politique : quels sont leurs objectifs ?
    3. Technique : par quels moyens agissent ils ?

    Ces questions sont lourdes de sens, et pour y répondre, il faut faire appel à de nombreuses disciplines scientifiques incluant aussi bien des sciences dites "dures" que les autres sciences :
    - physique
    - mathématiques
    - génétique
    - politologie
    - éthologie
    - anthropologie
    - ...

    Les 2 premières questions concernent les sciences dites "molles" et les données disponibles semblent insuffisantes pour apporter ne serait ce qu'un début de réponse.
    Cet état de fait est lié à la relation asymétrique entre les aliens et nous qui est 100% à leur avantage.
    La seule chose que l'on peut affirmer est que la stratégie des aliens s'applique selon une logique d'échantillonnage de la population de la planète.

    Par contre, comme nous allons le voir, il est possible d'avancer sur le troisième point.

    Les questions techniques
    Une première hypothèse peut sembler évidente mais il faut cependant l'énoncer : on supposera que les moyens utilisés par les aliens sont de type matériels.

    Bien entendu, ces moyens sont d'une nature différente et surtout largement plus performants que ceux que nous possédons de notre coté, il n'utilisent manifestement ni avions, ni hélicoptères !

    Une seconde hypothèse sera déduite de la première. En effet, les aliens possèdent obligatoirement une connaissance plus avancée que la notre dans les sciences fondamentales et par corolaire une avance technologique correspondante.

    Une (seule) hypothèse ad hoc
    En particulier, pour expliquer l'apparente facilité avec laquelle les aliens volent dans les airs, on supposera qu'ils maitrisent parfaitement la gravitation.
    Cependant, cet article ne prétend pas proposer une théorie de cette dernière qui reste à établir par la physique moderne.
    Quelques indications concernant la gravitation seront cependant évoquées à travers une théorie récente en cours de développement.

    Comment progresser avec rigueur dans l'inconnu
    Le problème qui nous est posé est un challenge, en effet, nous sommes confronté à des technologies qui dépassent les nôtres.
    Il s'agit donc d'avancer pas à pas en se basant sur des connaissances acquises, toute théorie farfelue ou trop spéculative doit être exclue.
    De nouvelles hypothèses ne doivent être faites que parcimonieusement, c'est le fameux principe du rasoir d'Ockham qui a fait ses preuves dans la recherche scientifique.

    C'est dans cet esprit que cette analyse a été réalisée. Comme on va le voir, une seule hypothèse certes très nouvelle sera effectuée, mais cette dernière va permettre à elle seule d'expliquer plusieurs points parmi la liste des questions posées.

    Le problème de la "logistique Alien"
    Même si le nombre de cas est probablement très inférieur à l'estimation Ropper déjà évoquée, on peut supposer que celui-ci est élevé.
    De plus, si les enlèvements ont lieu d'une manière récurrente sur chaque victime, alors le groupe étranger qui en est à la source doit disposer d'une logistique matérielle lourde.
    Donc, même si les observations d’ovnis sont très nombreuses en volumes, elles sont peu fréquentes en incidence (nombre de cas annuels pour 100 000 personnes).
    Le ciel de la planète n'est en effet pas sillonné d'OVNIS.
    La question de la méthode de camouflage d'une telle logistique est donc l'une des plus difficile à expliquer.

    Ils semblent être partout mais on ne les voit pas !

    Il reste ensuite bien d'autres questions techniques elles aussi très mystérieuses qui concernent en particulier les points suivants :
    - Comment expliquer les passages apparents à travers les murs ?
    - Pourquoi y a t'il si peu de témoins extérieurs au voisinage de la scène des enlèvements ?
    - Pourquoi l'intérieur des engins aériens décrits semble t'il parfois beaucoup plus vaste que l'extérieur ?
    - Comment poser des implants dans le corps humain à des endroits inaccessibles par la chirurgie [5]. Idem pour ce qui concerne la question des implants sans aucune cicatrice d'entrée apparente.

    Nous entrons maintenant dans le vif du sujet.

    D. COMMENT PASSER A TRAVERS LES MURS ?
    Les données collectées indiquent que durant la première phase de l'expérience, les aliens apparaissent fréquemment en semblant passer à travers le mur ou la porte de la pièce.
    Au début de l'enlèvement physique, la victime et ses ravisseurs prennent le même chemin avec en plus un phénomène de "lévitation".

    Un viol des lois connues de la physique ?
    On peut cependant affirmer que les lois connues de la physique ainsi que 100% de nos expériences sensorielles ou scientifiques indiquent que deux objets constitués de matière ordinaire (fermions) ne peuvent en aucun cas s'interpénétrer.
    Ce concept est l'un des piliers de la physique des particules décrite par le modèle standard de la physique, il se nomme le "principe d'exclusion de Pauli" [7].

    La matière constituant le corps des témoins basée sur le carbone ne fait pas exception à cette règle.
    On peut également supposer sans spéculation hasardeuse que la matière dont les aliens sont constitués est de type ordinaire. La meilleure preuve étant que lors des examens physiologiques effectués sur les victimes, le contact physique avec les ravisseurs semble parfaitement normal.

    Affirmer que les aliens sont capables de modifier les propriétés quantiques de la matière afin de lui permettre de s'interpénétrer est plus qu'hasardeuse.

    Alors, comment faire pour traverser un mur sans le détruire ?

    La réponse est relativement simple : il suffit de passer par une dimension d'espace supplémentaire !

    L'image simplifiée que l'on peut se faire est celle d'un observateur qui est perpendiculaire à une route. Ce dernier voit un piéton qui passe devant une voiture.
    Si l'observateur ne sait pas qu'il existe une dimension correspondant à la profondeur, il pourrait supposer que le piéton "traverse" la voiture (voir figure ci-dessous).

    Schema Rucker book 01s
    L'explication par la profondeur est plus simple que par la dématérialisation

    Une quatrième dimension d'espace...
    En synthèse, l'hypothèse développée ici est basée sur le fait que le groupe étranger responsable des enlèvements est capable de se déplacer dans une 4ième dimension d'espace.

    Beaucoup croient que cette notion de 4e dimension est issue de la culture liée à la science-fiction. Elle est souvent citée par une population non compétente (ufologues ?) qui "parachute" ce concept sans pour autant intégrer ce qu'il recouvre en termes mathématique et ontologique.

    En fait c'est une notion parfaitement déterminée mathématiquement à travers les géométries quadridimensionnelles étudiées depuis plus de deux siècles [8].
    Citons les travaux de précurseurs comme Ludwig Schläfli qui fut le premier à étudier mathématiquement des objets en 4 dimensions (polytopes), puis ceux de Bernhard Riemann qui détermina les équations permettant de calculer des distances topologiques (métrique) dans les espaces courbes multidimensionnels, ses travaux ont par ailleurs largement contribué à l'élaboration de relativité générale.

    Cette hypothèse de passage par une 4ième dimension présente l'avantage de ne remettre en question aucune des lois physiques connues.

    La 4ième dimension d'espace existe t'elle réellement ?
    Cette 4ième dimension fut pendant longtemps considérée comme hypothétique, cependant, sa réalité ontologique a été démontrée à travers les expériences de NDE.
    En effet, le Dr Jean Pierre Jourdan, chercheur sur les NDE, a eu l'idée lumineuse d'interpréter les descriptions issues des expériences de mort imminentes suivant la notion d'espace à 4 dimensions.
    Le billet publié ici a déjà évoqué ce sujet en détail [9].

    Un espace-temps à 5 dimensions
    Les physiciens du début du XXième siècle ont par ailleurs eu l'idée d'ajouter le temps (t) en tant que dimension supplémentaire aux 3 dimensions d'espace familières. Cet espace constituant un espace-temps à 4 dimensions (3D + T) de type Poincaré-Minkowsky.
    Ce nouveau concept a ensuite conduit à la théorie de la relativité restreinte.

    Si l'on ajoute une dimension d'espace supplémentaire, on obtient au total 5 dimensions, soit 4 d'espace et 1 de temps (4D +T).
    Certains physiciens commencent d'ailleurs à concevoir des modèles cosmologiques incluant cette 4ième dimension. C'est dans cet esprit que fut en particulier conçu le modèle "Randall-Sundrum" cité dans ce post sur le vide quantique [10].

    Le cas particulier de la gravitation
    Dans le modèle "Randall-Sundrum", l'espace-temps est constitué de 4 dimensions spatiales infinies en plus de la dimension temps, soit un modèle 4D + T.
    Cette théorie fut proposée pour résoudre le fameux "problème de la hiérarchie" lié à la gravitation qui est l'une des 4 forces fondamentales répertoriées dans l'univers [7]. Personne ne comprend pourquoi l'intensité de cette force est 10E42 fois plus faible (1 avec 42 zéros) que la plus puissante des 3 autres forces, l'interaction électromagnétique.
    Le modèle Randall-Sundrum explique ce mystère en subodorant que la gravitation s'exercerait dans 4 dimensions d'espace au lieu de 3.
    Cette dernière se diluerait donc dans un espace beaucoup plus vaste expliquant ainsi sa très faible intensité apparente dans notre référentiel "seulement" tridimensionnel.

    On continuerait donc à subir la gravitation terrestre en pénétrant dans la 4ième dimension d'espace.

    Notre univers resterait cependant confiné dans un espace à 3 dimensions, la matière/énergie ne pourrait se déplacer que dans ce dernier suivant une loi qui reste à établir, la relativité générale ne dit rien en effet sur ce point...

    Pour comprendre ce concept, on peut faire l'analogie en 2 dimensions avec un rideau de douche sur lequel les gouttes d'eau glissent sans pouvoir sauter à l'extérieur à moins de les "aider" à le faire.

    E. LA QUATRIÈME DIMENSION D'ESPACE
    Pour comprendre ce concept d'une dimension spatiale supplémentaire, il est nécessaire de rappeler quelques notions élémentaires de géométrie Euclidienne dans l'espace.

    Ce chapitre traite des 4 dimensions d'espace dont 3 seulement sont perceptibles [8].
    Puisque nous ne pouvons représenter que 3 dimensions d'espace à la fois, l'une des 3 dimensions visibles sera omise dans les schémas présentés.

    Première approche géométrique
    Dans notre espace familier, un point P est représenté suivant 3 coordonnées P(x,y,z) définies suivant 3 axes perpendiculaires.

    Sur la terre, ces 3 axes sont représentés par exemple par :
    - l'axe Nord/Sud (latitude)
    - l'axe Est/Ouest (longitude)
    - l'axe Bas/Haut (altitude)

    Si notre univers possède une dimension d'espace en plus, alors un point P possédera une coordonnée k supplémentaire : P(x,y,z,k).

    2D-3D-4D 500pix

    k représente une 4ième coordonnée suivant un nouvel axe perpendiculaire aux 3 premiers (on dit orthogonal).
    Il n'est cependant pas possible de représenter 4 axes orthogonaux dans notre espace 3D, même si la manipulation mathématique dans cet espace ne pose aucun problème.
    On va donc dans un premier temps retirer une dimension en prenant en compte seulement 2 dimensions "habituelles" (x,y) pour visualiser la 4ième :

    Ana Kata 500pix

    L'univers que nous percevons est représenté sur le schéma suivant le plan bleuté, il montre les dimensions (x,y) qui pourraient correspondre à :
    - l'axe Nord/Sud (latitude)
    - l'axe Est/Ouest (longitude)

    L'axe des z n'est pas représenté mais il existe !

    Beaucoup d'espace en plus de celui que l'on connait !
    Dès lors où l'on ajoute une dimension d'espace, alors un degré de liberté supplémentaire apparait. Cela signifie qu'un déplacement dans une direction supplémentaire devrait être possible.
    Un déplacement dans cette 4ième dimension peut avoir lieu dans 2 sens possibles.
    Le mathématicien Britannique Charles H Hinton qui fut l'un des pionniers des recherches sur la 4ième dimension a proposé de les nommer par 2 termes Grecs "ana" (vers le haut) et "kata" (vers le bas).

    Hinton portrait-s
    Charles Hinton

    On remarque que notre univers sépare cet hyperespace en 2 régions. L'une d'elle étant dans la direction kata, et l'autre dans la direction ana.

    Pour ceux qui souhaitent commencer à "penser en 4D", voir l'exemple du "Tesseract" ou hypercube 4D.

    Le concept fondamental
    A ce niveau d'explication, il faut comprendre que pour des habitants de la zone bleutée, tout ce qui évolue en dehors de cette dernière (ana/kata) est invisible !
    Il suffirait qu'un objet "3D pur" soit décalé de 1 millimètre seulement par exemple dans le sens "ana" pour qu'il ne soit plus perçu...

    La figure ci-dessous illustre ce principe, sur la vue A, l'objet est en dehors de l'espace visible, donc non perceptible. Sur la vue B, il s'est déplacé dans le sens kata pour "émerger" dans l'espace que nous occupons, il devient alors perceptible.

    Soucoupe 3D in & out 2D AB 500pix

    Synthèse
    Notre univers familier à 3 dimensions d'espace est donc plongé dans un univers plus vaste à 4 dimensions.

    L'Univers global possède donc 4 dimensions d'espace dans lesquelles il est possible de se repérer à l'aide des axes suivants (*) :
    - l'axe Nord/Sud (latitude)
    - l'axe Est/Ouest (longitude)
    - l'axe Bas/Haut (altitude)
    - l'axe Ana/Kata (4ième dimension)

    (*) Ce n'est que l'un des repères possibles.

    Pourquoi ne voit on pas la 4ième dimension ?
    Une question immédiate concerne la non perception consciente de cette dimension supplémentaire.
    Notre organisme possède des capteurs sensoriels qui envoient de multiples informations au cerveau, ce dernier en fait la synthèse et les traduit en perceptions globales à destination de notre mystérieuse conscience.

    Hélas, ce bel ensemble n'est conçu que pour percevoir et traiter 3 dimensions d'espace seulement...

    Nous sommes tous des handicapés de la 4ième dimension !

    plus-stupides

    De plus, à part la gravitation (*) qui semble avoir un statut spécial, toutes les particules de notre univers seraient confinées dans un sous-espace à 3 dimensions immergé dans cet espace plus vaste à 4 dimensions.
    Ce sous espace 3D constituerait tout simplement notre univers perceptible.
    Toutes les particules répertoriées dans le modèle standard (Fermions et Bosons) ne pourraient se déplacer que dans 3 dimensions d'espace.
    Pas de possibilité pour ces dernières de se déplacer "naturellement" dans la 4ième dimension (**).

    (*) Les physiciens supposent que le champ de gravitation peut être quantifié avec une particule hypothétique de type Boson associée. Cette particule a été nommée Graviton, elle ne fait cependant pas encore partie du modèle standard de la physique [7] car aucune théorie quantique de la gravitation n'a pu être élaborée.
    La dilution explique peut être en partie la difficulté à détecter et à modéliser ce fameux graviton.

    (**) Sauf peut être dans certains cas de collisions à haute énergie [10]

    L'objectif de cette analyse est d'éviter de faire des mathématiques relativement complexes.
    En conséquence, une approche par analogie sera introduite afin de décrire ce qui se passe dans un contexte à 4 dimensions d'espace alors que l'on en perçoit que 3.
    Cette approche est celle qui est retenue dans la littérature traitant de la 4e dimension [8].

    Analogie 2D/3D avec 3D/4D
    Nous vivons dans un univers constitué de 3 dimensions d'espace perçues.
    Nous considérons donc qu'il existe une 4ième dimension qui nous entoure, même si on ne la perçoit pas, et dans laquelle il est possible de pénétrer.

    L'analogie consiste à prendre l'exemple d'un hypothétique univers plat en 2 dimensions (Flatland), puis d'imaginer que des êtres plats également vivent dans ce dernier.
    Que se passe t'il lorsque des humains très performants, car ils évoluent en 3D, interviennent dans cet univers?

    Dans le monde réel, nous sommes donc dans la situation des habitants de Flatland, et les aliens dans celle des humains très performants !

    Le petit film ci-dessous va éclairer tout ceci :


    Flatland : quand un être en 3D rencontre un univers en 2D

    Ce dessin animé montre en fait exactement ce qui se passe lors d'un enlèvement alien...avec une dimension en moins.
    Le papy volant avec la cape de Superman n'a aucune difficulté à attraper -depuis la 3ième dimension- la victime qui s'est enfermée à double tour dans sa chambre à coucher qui est un carré en 2 dimensions.
    Même si du point de vue du petit personnage, son habitation est complètement verrouillée, cette dernière présente 2 faces complètement ouvertes dans le monde 3D. Hélas, elle ne les perçoit pas...

    Un cours sur la 4e dimension présenté ici montre une approche très similaire à ce que l'on vient de voir.

    Prise de conscience inquiétante
    Dans le cas des enlèvements, c'est la même chose. Vous aurez l'impression d'être en sécurité dans votre maison où toutes les portes et fenêtres sont fermées à clé, mais le passage à travers la 4ième dimension est ouvert à tous les vents.
    Le plus inquiétant est de prendre conscience que l'être humain, incapable de percevoir cette dimension, est complètement vulnérable à d'hypothétiques entités qui seraient capables de naviguer dans cette dernière.

    Les aliens nous "aident" à pénétrer dans la 4ième dimension
    C'est donc semble t'il exactement ce qui se passe, les aliens maitrisent les déplacements dans les 4 dimensions d'espace.
    Les récits d'enlèvements suggèrent en plus qu'il est possible pour les témoins constitués de matière "ordinaire" de pénétrer dans cette dimension supplémentaire.
    Bien entendu, cela se passe avec "l'aide" des aliens qui entrainent leurs victimes dans cet espace étendu où est probablement localisée la totalité (*) de leur engin aérien.

    (*) Cette notion sera expliquée plus loin.

    A partir de là, tout devient beaucoup plus clair.

    F. ENFIN DES RÉPONSES...ET DE NOUVELLES QUESTIONS !
    A partir de l'hypothèse proposée, 5 des points mystérieux identifiés précédemment s'expliquent aisément :
    1. Passage à travers les murs
    2. Logistique "alien" invisible
    3. Absence de témoignages extérieurs à la scène des enlèvements
    4. Implants "impossibles" à poser à certains endroits
    5. Intérieur des engins aériens beaucoup plus vaste que l'extérieur

    1. Passage à travers les murs : EXPLICATION
    Comme on vient de le voir, personne ne passe en réalité à travers les murs, il s'agit d'une illusion.
    Puisque le cerveau ne sait traiter que des données en 3D, lorsque le témoin "passe" par la 4ième dimension pour sortir de la pièce, le cerveau n'a pas d'autre choix que de traduire le déplacement par un passage à travers le mur.

    Voyons maintenant ce que devient la séquence complète d'un enlèvement en prenant en compte cette notion de 4ième dimension.

    Séquence d'un enlèvement entre le point de capture de la victime et son embarquement dans le "vaisseau"
    Etape 1 : le vaisseau alien navigue dans l'espace 4D en direction de la zone du rapt. Il évite soigneusement de pénétrer dans notre espace pour rester parfaitement indétectable.
    Etape 2 : le vaisseau se positionne à l'arrêt à une courte distance du point d'émergence (position de la victime). Cette distance possède une composante non nulle suivant l'axe ana/kata par rapport à notre espace 3D.
    Etape 3 : ouverture d'une passerelle gravitationnelle entre le vaisseau et un point de sortie dans notre univers (*)
    Etape 4 : le commando des ravisseurs emprunte ce passage...
    Etape 5 : ... jusqu'à émerger dans notre espace juste à coté de la victime
    -> du point de vue de la victime, ils semblent surgir du néant en ayant traversé le mur ou la porte, cela s'explique si la section de sortie de la passerelle gravitationnelle est dans le plan du mur.
    Etape 6 : immobilisation de la victime, puis enlèvement de cette dernière en prenant le chemin inverse jusqu'à la salle d'examen dans le vaisseau. Cette étape sera analysée en détails plus loin.

    La figure ci-dessous illustre les 3 premières étapes du processus :

    3 Etapes 500pix

    A l'issue des "travaux" sur la victime, le retour au point de départ se fait par le même chemin.

    (*) Une simple passerelle mécanique télescopique ferait à priori aussi bien l'affaire, mais l'utilisation de la gravitation est beaucoup plus performante.
    La section de sortie de la passerelle est vraisemblablement réglée dans le plan du mur de la pièce où est localisée la victime. On peut supposer que le système qui génère cette passerelle a besoin d'un élément matériel fixe pour calculer ses coordonnées de sortie.

    2. Logistique "alien" invisible : EXPLICATION
    Puisque les aliens naviguent couramment dans la 4ième dimension, alors rien ne les empêche d'avoir installé le cas échéant toute leur éventuelle logistique (bases, véhicules, ressources énergétiques, etc...) hors de notre univers perceptible.

    Une question se pose immédiatement, en effet, que trouve t'on au voisinage de notre environnement (et au delà) si l'on s'engage dans la 4ième dimension ?
    Les expériences de NDE répondent partiellement à cette question [6].

    3. Absence de témoignages extérieurs à la scène des enlèvements : EXPLICATION
    Si les aliens approchent les victimes depuis la 4ième dimension, sans pénétrer dans notre espace, alors ils restent parfaitement indétectables depuis ce dernier.
    Il leur suffit de rester à quelques mètres de distance de notre plan et d'ouvrir une simple passerelle à l'intérieur de la zone où est localisée leur proie (maison) pour l'enlever sans apparaitre.
    La zone d'émergence est tout simplement cachée aux éventuels témoins extérieurs à la scène du rapt par les murs externes de la maison !

    4. Pose d'implants en des zones inaccessibles : EXPLICATION
    Les cas d'implants découverts dans des zones inaccessibles de l'organisme de certaines victimes peut également s'expliquer facilement.
    En effet, les instruments chirurgicaux liés à la pose de l'implant pourraient être pilotés par un système informatique.
    Ce dernier pourrait gérer un bras mécanique mobile ou tout système équivalent capable d'évoluer dans la 4e dimension.
    Cette technique permettrait d'utiliser un trajet alternatif et non létal pour atteindre la zone considérée pour la pose de l'implant.
    De plus, elle explique également les cas d'absence totale de cicatrice visible au voisinage de la position de l'implant.

    5. Intérieur des engins aériens plus vaste que l'extérieur : EXPLICATION
    Cette question est un peu plus complexe et nécessite de faire appel à l'analogie 2D/3D pour expliquer ce qui se passe dans le monde réel 3D/4D.

    Pour ce faire, on invite Dédé, un personnage à 2 dimensions. Ce dernier vit dans l'univers plat appelé "Flatland" déjà évoqué plus haut.

    Bonjour c'est Dédé

    Des engins eux même en 4D
    Une hypothèse supplémentaire est introduite à ce niveau : on suppose que certains engins alien sont fabriqués en 4 dimensions.
    Leur forme (topologie en langage mathématique) est alors plus complexe que les objets familiers de notre environnement.
    A titre d'exemple, le cube 3D simple avec lequel jouent tous les bébés possède son équivalent en 4D, cela se nomme un tesseract.
    La page Wikipédia du lien précédent montre que l'on sait manipuler ce genre d'objet avec les mathématiques même si l'on ne peut se le représenter ni graphiquement, ni intellectuellement.

    Lorsqu'un engin 4D pénètre dans notre espace 3D...
    Lorsqu'un de ces engins pénètre dans notre contexte ou plan 3D, alors la forme visible de l'engin sera restreinte à l'intersection de ce dernier (4D) avec notre plan (3D).

    Un exemple par analogie
    L'analogie suivante avec une dimension en moins permet de comprendre ce principe.
    L'exemple d'un engin sphérique jaune de type 2-sphère (figure ci-dessous) qui navigue (1) en dehors du plan de l'univers 2D "Flatland" (plan bleuté) sera indétectable pour les Flatlandais.
    Si l'engin pénètre dans Flatland, alors il apparaitra comme un cercle plein aux Flatlandais (2).

    Ce cercle vu de l'extérieur possède une certaine taille apparente (diamètre D1).

    Intérieur Extérieur fig 1 v2 500pix

    Le petit Dédé voit donc apparaitre dans son champ de vision un cercle fermé. Si ce dernier possède une porte, alors Dédé peut entrer à l'intérieur (figure ci-dessous).

    Intérieur Extérieur fig 2 500pix
    Dédé devant la porte d'entrée

    Dans notre monde à nous, le témoin voit un engin posé au sol ou dans les airs (cas où il est "transporté"). Cet engin possède, vu de l'extérieur, une certaine taille apparente.

    A l'intérieur de l'engin alien
    Lorsque Dédé pénètre dans l'engin par le sas d'entrée (figure ci-dessous), il reste dans un premier temps dans le même plan que Flatland (1).
    Mais s'il prend l'escalier (2) pour monter au niveau supérieur, alors il va se retrouver dans une salle circulaire beaucoup plus grande (3).

    Intérieur Extérieur fig 3 v2 500pix
    A l'intérieur de l'engin alien

    Hors, comme Dédé ne perçoit que 2 dimensions d'espace, son cerveau n'enregistre rien de particulier lorsqu'il monte l'escalier (*). Par contre, arrivé au niveau supérieur, il se retrouve dans une salle beaucoup plus vaste que celle qu'il s'attendait à trouver.
    Dédé perçoit donc au début de l'expérience le cercle de diamètre D1 vu de l'extérieur, il entre à l'intérieur pour se retrouver au niveau supérieur (3) dans une salle de diamètre D2 vu de l'intérieur.

    (*) Sauf peut être la composante horizontale de son déplacement dans l'escalier

    Dédé a donc l'illusion que l'engin est plus grand vu de l'intérieur que vu de l'extérieur !

    Dans notre monde à nous, le témoin entre également dans l'engin posé au sol par le sas d'entrée, ce dernier est cependant de type hypersphérique (3-sphère), seule la partie en intersection avec notre univers est visible.
    La vaste salle d'examen est située plus haut (ou plus "ana" en fait !).
    Dans le vaisseau, la victime est "aidée" par les aliens accompagnateurs pour atteinde cette salle.
    Cependant, son cerveau n'a rien enregistré de spécial lors de la "montée" car ce dernier n'est pas conçu pour.
    Il se retrouve alors dans une salle qui semble plus vaste sans s'être rendu compte de la phase de déplacement dans la 4ième dimension.
    Cette partie du vaisseau plus grande, n'est pas visible de l'extérieur.
    Si le vaisseau "s'enfonçait" plus dans notre plan, alors on le verrait beaucoup plus grand, cependant il ne pourrait jamais être vu en entier car son étrange topologie 4D nécessiterait un système de perception que l'on ne possède pas.

    Le témoin a donc, comme Dédé, l'illusion que l'engin est plus vaste vu de l'intérieur que vu de l'extérieur.

    De nouvelles questions
    Une série de nouvelles questions se pose à la suite de cette hypothèse 4D. En voici quelques unes :
    1. Comment détecter la 4e dimension ?
    2. Comment pénétrer dans 4e dimension ?
    3. Comment se comportent les lois de la physique dans cette dimension ?
    4. Quelle est la topologie 4D de notre environnement ?
    5. Problème de l'épaisseur des corps suivant la 4e dimension
    6. Cette épaisseur est elle une constante de notre univers ?
    etc...

    G. CONCLUSION
    Les études sur les NDE ont mis en évidence l'existence ontologique d'une 4ième dimension d'espace.
    Ce concept nouveau est très fertile, en effet, appliqué à d'autres domaines il permet d'éclairer de nombreuses questions en suspens.
    Le monde de la physique commence par ailleurs à aller dans ce sens, et les travaux du LHC (réouverture 2015) pourront sans doute collecter de nouvelles données liées à ces modèles 4D+T.

    Au sujet des enlèvements, il est clair qu'aucun organisme officiel ne travaillera sur ce sujet car cela impliquerait un aveu d'impuissance de la part des gouvernements de la planète.
    On voit mal en effet le président de la République déclarer au 20h sur TF1 :
    "Mes chers concitoyens, depuis des dizaines d'années, des milliers d'entre vous sont enlevés contre leur volonté par des êtres dont on ne connait ni l'origine ni les objectifs.
    De plus, ils sont indétectables et rendent tous nos moyens de défense inefficaces.
    Nous ne pouvons donc rien faire pour vous protéger, mais continuez cependant à payer vos impôts.
    Bon courage et bonne nuit ! "

    Pour cette raison, si l'on veut que la connaissance avance, il faut que des ingénieurs et des physiciens se mettent au travail à titre individuel.
    Des données sont collectées depuis plus de 30 années, et on ne sait toujours pas grand chose.
    Si personne ne bouge, dans 30 ans, nous en serons toujours au même point car au delà d'un certain seuil, la seule collecte d'informations devient superfétatoire...

    Liens
    [1] "Enquête sur les enlèvements extraterrestres" - Marie-Thérèse de Brosses (1995)
    [2] "Intruders" & "Enlèvements E.T." - Budd Hopkins
    [3] "Dossier Extraterrestres" - John E. Mack
    [4] "Enlèvements E.T. et rencontres rapprochées" - Ludovic Chapier (2012)
    [5] "OVNIS et Implants" - Dr Roger K. Leir (Le Mercure 2003)
    [6] NDE/EMI - Partie 4 : La synthèse (sur ce site)
    [7] "...Le Modèle standard de la physique" (sur ce site)
    [8] "La 4ième dimension" - Rudy Rucker
    [9] NDE/EMI - Partie 2 : Une percée scientifique majeure (sur ce site)
    [10] Le vide quantique : un nouveau continent à explorer (sur ce site)

  • Crash du Boeing en Ukraine, l'inspecteur Colombo mène l'enquète !

    Le 17 juillet dernier, un Boeing 777 de Malaysia Airlines s'écrase dans l'est de l'Ukraine.
    Au sujet de l'origine du missile qui aurait abattu l'avion, le vice président américain John Kerry qui est le nouveau Colin Powel a déclaré devant CNN que "le gouvernement américain détenait les preuves de l’implications des insurgés dans la destruction du vol MH17".
    La farce continue !

    L'excellent petit texte ci-dessous trouvé par Olivier Berruyer sur un compte Facebook a l'avantage d'éclairer les choses avec humour.

    (On rappelle pour ceux qui ne suivent pas que Porochenko est l'oligarque du chocolat élu président de l'Ukraine en mai dernier.
    A noter que ce dernier a conservé 100% du gouvernement putschiste précédent incluant 7 néo-nazis de Svoboda et Pravyi Sektor.)

    P’sieur Porochenko, s’il vous plaît ?
    - Oui ?
    - Bonjour Monsieur, je suis le lieutenant Colombo de la brigade criminelle, j’aurais voulu vous poser quelques questions…
    - A quel sujet ?
    - Ben voilà, c’est au sujet du Boeing qui a été abattu…
    - Tout a été dit, ce sont les séparatistes, tout est clair…
    - Oui bien sûr, tout est clair, mais comme dit ma femme, il faut vraiment qu’il n’y ait plus aucune zone d’ombre…
    - Quelles zones d’ombre ?
    - Trois fois rien rassurez-vous, je mène une enquête, la routine… dans cette affaire, il y a un point qui me tracasse.
    - Quel point ?
    - Ben voilà, le Boeing a disparu des écrans radars à 17 heures 15. Vous déclarez une demi-heure plus tard qu’il a été détruit par un missile sol air de type Russe, je ne sais plus lequel, et qui a été tiré par des séparatistes…
    - Oui, et alors ?
    - Ben voilà, j’y arrive, en fait, l’avion brûle encore, et… comment pouvez vous savoir comment et par qui le Boeing a été abattu.
    - C’est simple, il est tombé dans une zone tenue par les séparatistes.
    - Ah oui, bien sûr, c’est une explication… mais ces séparatistes, ils ont ce type d’équipement ?
    - Bien sûr, la preuve, ils ont abattu précédemment 3 autres avions.
    - Bien sûr, mais dites moi, ces avions ont été tirés à moins de 3.000 mètres, un équipement individuel suffit, mais le Boeing volait à 10.000 mètres.
    - C’est pareil.
    - Ben non justement, voyez vous, mon beau-frère connaît bien ce genre d’équipement, il a été à l’armée en Allemagne et figurez-vous que…
    - Au fait inspecteur, au fait…
    - Ben pour tirer un avion à 10.000 mètres, il faut des missiles adaptés, qui sont sur un camion lance missile, avec un camion radar et toute une chaîne de commandement. Nous sommes très loin du petit missile qu’un servant va épauler. Alors je renouvelle ma question, ils ont cet équipement lourd, et surtout, ils savent le mettre en œuvre ?
    - Euh, oui, heu, ils nous l’ont volé.
    - C’est effectivement le communiqué du ministère à 17 heures 21, soit 6 minutes avant la disparition de l’avion des radars. Comment saviez-vous qu’ils vous l’ont volé ?
    - Euh, nous avons eu un communiqué de nos forces sur le terrain.
    - Félicitation, vous avez des forces qui réagissent très vite, voyez-vous, ma femme me dit toujours…
    - Au fait Lieutenant, au fait.
    - Où ces missiles vous ont ils été volés ?
    - Dans le secteur des opérations je présume, je n’ai pas encore les précisions.
    - Et comment ont-ils été volés, un commando est arrivé discrètement, a tiré sur les soldats, a lancé des grenades, a mitraillé les installations ?
    - Euh oui, oui, c’est ça, ils ont attaqué l’unité par surprise, je pense qu’il y a eu beaucoup de morts…
    - Bien-sûr, suis-je bête. Voyez-vous, mon petit neveu a un jeu comme ça, vous savez, ces jeux plaisent beaucoup, ils se prennent pour des commandos et ça tire dans tous les sens…
    - Voilà, c’est bien ça qui est arrivé.
    - Vous savez ce que m’a dit mon neveu quand je lui ai parlé de ce vol ? Eh bien il m’a dit, c’est impossible.
    - Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il peut en savoir ?
    - On n’utilise pas des grenades, et on ne tire pas de rafales à côté de missiles de cette taille. Un seul impact et la région change de relief. Non p’sieu, ces missiles n’ont pas pu être volés…
    - Ah bon, vous en déduisez ça ?
    - Il n’y a pas que ça, p’sieu, car une autre question me turlupine, pourquoi, mais pourquoi auraient-ils volé ces missiles ?
    - C’est évident, c’est pour abattre nos avions.
    - Mais ils volent à basse altitude, et pour ça, ils savent faire, mais ils auraient du mal à réunir les compétences pour lancer ces gros missiles, et surtout, contre qui, puisque ce ne sont pas vos avions.
    - C’est pour atteindre des bombardiers stratégiques.
    - Mais vous n’avez pas ce type de bombardier, alors pourquoi ?
    - Ils ont bien abattu un avion de ligne…
    - Avec des missiles qu’ils n’ont pas pu voler et qu’ils ne peuvent pas mettre en œuvre ?
    - Pour créer un incident international.
    - Qui aurait joué contre eux et leur aurait mis le monde entier à dos.
    - Nos alliés américains ont certifié que le missile est parti de la zone contrôlée par les rebelles.
    - Oui, 24 heures après, alors que la détection est immédiate. Et ils ne savent pas quand l’avion a été touché.
    - Mais les rebelles ont pu se renseigner sur l’heure de passage de cet avion de ligne, vous savez, c’est facile, il suffit de regarder les horaires et vous calculez l’heure de passage. C’est d’autant plus facile que cet avion passe chaque jour à la même heure…
    - A 130 kilomètres plus au sud. Et là, il a été dérouté pour survoler Donetsk, comme si les aiguilleurs le dirigeaient sur les missiles.
    - On a d’autres preuves, tenez, cet enregistrement de la conversation de deux hauts gradés rebelles, ils parlent qu’ils ont abattu un avion…
    - Pas un, mais trois. J’ai écouté la conversation, ils mélangent de toute évidence l'Iliouchine et le Boeing, il y a un quiproquo…
    - Alors lieutenant, vous qui êtes si fort, si ce ne sont pas les rebelles, alors qui aurait intérêt à descendre un avion de ligne avec 300 passagers ?
    - Vous monsieur le président, oh ce n’est pas une accusation, mais il faut bien admettre que vous tirez les fruits de cette affaire… si vous réussissez à convaincre le monde de votre histoire.
    - Ah, ah, ah, vous me faites vraiment rire lieutenant, mais je pense que vos supérieurs riront moins quand ils sauront cette histoire. Et en plus, vous n’avez aucune preuve…
    - C’est vrai, mais vous n’en avez aucune non plus pour accuser les rebelles.
    - Au revoir lieutenant…
    - Au revoir monsieur le Président… Ah au fait, juste une dernière chose…
    - Vous commencez à m’échauffer…
    - Rien, juste une dernière question… Que faisaient ces batteries de missiles dans la région de Donetsk…
    - Cette question, c’est pour nous protéger…
    - De qui, les rebelles n’ont aucune aviation, alors, vous protéger de qui ?
    - Lieutenant, je reconnais que c’est une bonne question, en fait, j’ai donné l’ordre de déployer ces missiles pour nous protéger d’un éventuel bombardement stratégique de la Russie…
    - Mais bien sûr, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt, les Russes…
    - C’est ça, les Russes…
    - Et vous pensez qu’ils voulaient bombarder Donetsk les Russes, ce sont leurs protégés.
    - Non bien sûr, c’est Kiev qui aurait été visé…
    - Ah oui, c’est exact, c’est Kiev, bien sûr, suis-je bête, ce n’était qu’une question, je ne vous importune plus, au revoir monsieur le président…
    - Au revoir Lieutenant…
    - … Ah, s’cusez moi, une dernière chose me vient à l’esprit…
    - Quoi encore lieutenant…
    - Ben si vous voulez protéger Kiev, pourquoi installer vos batteries près de Donetsk, à 800 km ?...

  • HELLFEST 2014

    Hellfest - red

    Un autre post "musique" avant de repasser aux choses sérieuses.

    Au préalable une remarque.
    On trouve ici de nombreux articles traitant d'une société mondialisée et malade qui traverse plusieurs crises simultanées.
    L'une de ces crises, toutes liées à la politique irresponsable d'une oligarchie mondiale au pouvoir, va très probablement mettre fin prochainement au système tel que nous le connaissons.

    A l'intérieur de tout cela, il existe d'autres mondes très différents comme celui des passionnés de musique métal.
    Ce dernier mondialisé lui aussi, possède à contrario d’authentiques valeurs humaines bien éloignées de celles que véhicule la culture dominante.
    Dans ce monde règnent en effet la passion, l'authenticité, la solidarité, la convivialité et le respect de l'autre.
    Les différentes facettes de cette culture sont ici spontanées et bien réelles, elles ne servent pas de façade à une dialectique manipulatoire.

    Ce post n'étant cependant pas dédié à l'étude anthropologique de la population métal, passons au cœur du sujet.

    Comme le sait tout fan de métal normalement constitué, le Hellfest de Clisson est le second festival métal d'Europe. Saluons au passage son fondateur Benjamin Barbeaud pour cette belle réussite nationale.

    Le festival est implanté sur un site de 12 hectares et présente plus de 160 groupes différents sur un marathon de 3 jours.
    Les groupes se produisent sur 6 scènes différentes dont 2 géantes (Mainstage 1 et 2).

    Le lecteur de chroniques sur cet événement est un petit veinard. En effet, il ne risque pas de tomber sur deux papiers identiques car chaque rédacteur fera une sélection unique des groupes présentés !

    Cette édition 2014 fut un succès exceptionnel avec plus de 150 000 participants dont presque le tiers venus de pays étrangers.

    Hellfest 2014 - 01

    Voici donc un ressenti sélectif de la journée du vendredi 21 juin 2014.

    Après une nuit (calme) dans un petit hôtel du bocage vendéen, arrivée sur le site (moins calme) du Hellfest vers 12h15.
    Ce dernier a été un peu réimplanté par rapport à l'année précédente puisque l'Extrem Market (merchandising) est maintenant situé à l'entrée, il faut passer une chicane pour accéder aux scènes.

    Hellfest - Ensemble

    Début de la journée décibellée et ensoleillée devant le mainstage 1 au milieu du set du groupe Lez Zeppelin.

    Lez Zeppelin
    Il s'agit d'un groupe féminin qui, comme son nom le laisse entendre est dédié à des reprises de Led Zeppelin, l'un des fondateurs de la musique métal.
    Excellente impression, les musiciennes sont de très bon niveau et les morceaux mythiques de Led Zep sont interprétés à la perfection.
    La batteuse semble en particulier avoir bien écouté le regretté John Bonham.

    Après une pause pour cause de groupe Metalcore réservé à ceux qui aiment, les choses sérieuses commencent avec le set de Skid Row.

    Skid Row
    Disons tout de suite que le groupe fondé par Sébastien Bach n'est hélas plus que l'ombre de lui même.
    En effet, le chanteur Johnny Solinger ayant replacé Sébastien Bach en 1999 est très loin de posséder une voix qui allie autant de puissance et de finesse que celle de ce dernier.
    De plus, nous étions en droit d'attendre d'un groupe avec une telle expérience une prestation beaucoup plus pro que ce qui fut présenté.

    Hellfest 2014 - Skid Row

    Ce fut malgré tout un réel plaisir d'entendre en live les hits de Skid Row tels "18 and life" et autres "Youth gone Wild".

    Juste après Skid Row, déplacement rapide de 100 mètres sur la gauche pour se placer devant le mainstage 2 afin de découvrir avec curiosité la prestation des californiens de Buckcherry.

    Buckcherry
    D'abord, pour ceux qui n'auraient pas remarqué, le nom du groupe est un clin d'œil à un vétéran du Rock’n’roll : Chuck Berry.
    Sur album le groupe montre les performances énergiques d'un rock sensiblement influencé par AC/DC. Notons que le groupe a décroché aux Etats-Unis et au Canada quelques disques d'or et platine.
    La question concernait donc leur prestation scénique qui aurait pu se limiter à un déluge de décibels.

    Le résultat fut sans appel, ce concert fut la première claque de la journée !

    Hellfest 2014 - Buckcherry

    Un son parfait, le chanteur tatoué Josh Todd possède une énorme classe naturelle et la prestation fut digne des meilleures surprises que l'on peut vivre dans un tel festival.

    Donc 5/5 pour Buckcherry.

    Une pause pour visiter le site et se rendre à l'Extrem Market (boutiques) faire quelques emplettes pendant les prestations facultatives de "Walking Paper" (avec Duff Mc Kagan, ancien bassiste de Gun's & Roses) et "We came with romans" (metalcore).

    16h50 :
    Il est temps d'aller voir par curiosité le set du groupe Extreme avec leur rock mâtiné de funk.

    Extreme
    N'appréciant pas spécialement ce style de musique, je dois dire que le concert fut cependant de très bonne qualité et ceux qui aiment ne furent pas déçus.

    Hellfest 2014 - Extreme

    Nous avons quitté le gig après l'excellent hit "More Than Words". Le guitariste Nuno Bettencourt est un bon technicien, mais il manque néanmoins de feeling.

    Après avoir fait l'impasse sur les Français de Dagoba, ce fut au tour des vétérans de Status Quo d'investir avec leur boogie le mainstage 1.

    Status Quo
    Il faut d'abord noter que ce groupe existe depuis 1962, soit 52 ans de carrière, qui dit mieux à part les Stones ?
    Rappelons pour les jeunes kids que l'ossature du groupe est basée sur le couple de chanteurs/guitaristes Rick Parfitt (66 ans) et Francis Rossi (65 ans).
    Citons également le clavier Andy Bown (68 ans) qui est presque l'un des membres du line-up originel du groupe, il les a rejoints en 1976.

    A l'issue du premier morceau, la messe était dite, ce fut la seconde claque de la journée, et même la meilleure prestation de cette dernière !

    Hellfest 2014 - Status Quo 2

    Quel plaisir d'assister à un grand moment musical comme celui-là, le style du groupe n'a pas vieilli d'un iota et le public de 7 à 77 ans ne s'y est pas trompé.

    La preuve est faite une fois de plus que c'est dans les vieux pots que l'on fabrique le meilleur Rock'N'Roll !

    Une dernière pause pour cause de metalcore avant d'enchainer avec les 3 derniers groupes de la soirée.

    Deep Purple
    Deep Purple est une légende du rock, c'est donc avec une certaine fascination que l'on assiste à un gig de ceux qui ont composé des hits tels que "Smoke on the water" ou "Hush".
    La prestation est de grande qualité, mais il manque cependant cette communion avec le public qui fait la différence avec un grand concert.

    Hellfest 2014 - Deep Purple small

    On regarde le groupe, on apprécie la musique mais on n'a pas trop envie de bouger.

    Avis mitigé donc.

    Enfin, le groupe le plus attendu de la journée : Aerosmith.

    Aerosmith
    Premier problème, vu la densité de population, impossible de se déplacer directement du mainstage 2 vers le 1, il fut donc nécessaire de contourner la structure des light show afin de tenter de se rapprocher de la scène principale.

    Hellfest 2014 - Aerosmith

    Et là ce fut une autre paire de manches !
    Encore trop de monde...

    En final, nous fumes placés trop loin de la scène pour profiter pleinement du set du groupe.
    C'est sans doute la raison pour laquelle, à cette distance, le concert a pu sembler un peu fade.

    Après avoir échangé avec d'autres spectateurs, plus proches, qui eux ont beaucoup apprécié, il est difficile de se faire une opinion définitive sur la qualité de la prestation du groupe de Steven Tyler.

    Rien à dire de plus...

    Avenged Sevenfold, le dernier groupe de la soirée, très attendu, représente sans doute l'un des futurs grands du Heavy Metal mélodique.

    Avenged Sevenfold
    le groupe a débuté sa carrière en 2001 dans un style metalcore, il s'est alors orienté progressivement vers un son plus civilisé pour aboutir en 2013 au dernier album "Hail to the king" digne d'un Gun's & Roses de la meilleure époque.
    Avec plus de 8 millions d'albums vendus dans le monde, il s'agit d'un groupe dont la notoriété ne cesse de croitre.

    Coté concert, ce fut l'une des meilleures prestations de la journée, on sent que le groupe est très soudé car ses membres font preuve d'une grande complicité.

    Hellfest 2014 - Avenged Sevenfold

    Mention spéciale au lead guitariste Synyster Gates pour son exceptionnel sens de la mélodie lors de ses solos particulièrement inspirés.
    Contrairement à certains guitar héroes qui n'ont d'intérêt que par leur technique irréprochable, Syn Gates est également un guitariste du feeling.
    Ce dernier est donc plutôt à ranger aux cotés des Michael Schenker et autres Axel Rudy Pell qu'à ceux d'un Malmsteen.

    Un excellent concert, une alternance de morceaux heavy mélodiques et de ballades, associé à de nombreux effets pyrotechniques au service de la musique, un feu d'artifice clôtura le concert en beauté.
    Ce fut sans conteste l'une des meilleures prestations de la journée.

    Fin du spectacle vers 2h30 du matin, retour sur Paris avec des images et des sons plein la tête.
    Difficile après cela de redescendre dans la dure réalité...

    Une seule phrase s'impose en conclusion :

    Petit yoda
    "Avec impatience juin 2015 nous attendons !"

  • BlackRain fait un tabac au Nouveau Casino

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    Samedi 24 mai, le groupe français BlackRain donnait un concert au Nouveau Casino. 200 fans avaient fait le déplacement pour cette date Parisienne.

    Après un départ un peu laborieux sans doute du au fait que la chanteur Swan était souffrant, le groupe donne ensuite sa pleine puissance. Le public surchauffé, entièrement acquis à la cause des savoyards y fut très probablement pour quelque chose.

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    Coté salle, la maman d'Axel, le guitariste blondinet, était au premier rang. Elle le suit d'ailleurs dans tous ses concerts.

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    Elle nous a expliqué que son fiston possède un master de physique et que le bassiste est chercheur au CNRS.

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    Ceci démontre qu'être musicien dans le Métal, ou plus précisément le Glam Rock, n'est pas forcément synonyme de niveau scolaire basique.

    Le manager du groupe, Dany Terbeche, fondateur du mensuel des années 80 "Enfer Magazine", a poussé un coup de gueule.
    En premier lieu, la maison de disque Sony ne travaille pas sur le groupe et même leur interdit contractuellement de jouer en Europe.
    Ensuite, il s'en est pris aux vilains qui critiquent son groupe sur le Net. Pour leur clouer le bec, il faudra sans doute que le groupe remplisse un jour le Zénith, ils en ont à mon sens largement le potentiel.

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    Le concert fut d'excellente qualité, le chanteur Swan possède une voix exceptionnelle comme on n'en a jamais vue dans le Métal ou même dans le rock made in France.
    Le groupe est toujours souriant et on sent ses membres très soudés sur scène, normal puisqu'ils sont potes de longue date depuis le collège.

    La prochaine fois, vous ne pourrez plus dire que vous ne connaissez pas BlackRain, je veux une salle comble !

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